Note

sur l’organisation de la réunion promo 2010

les 24, 25 et 26 septembre

aux Écoles de Coëtquidan

 

Vendredi 24 septembre 2010

16h - 18h Accueil, installation Hôtellerie des Écoles
18h30 - 19h30 Pot de bienvenue / Présentation de l'EMIA d'aujourd'hui
19h30 Dîner au mess

 

Samedi 25 septembre 2010

9h à 18h
Visites touristiques de Rochefort-en-Terre et de La Gacilly (Y. Rocher).
Déjeuner au lieu-dit "Le pont d'Arz".
18h30 - 19h30   Assemblée Générale. (Écoles)
20h Dîner de gala (mess)

 

Dimanche 26 septembre 2010

10h - 11h Pèlerinage “Grande Bosse”
11h 30 Cérémonie du souvenir (Musée)
12h30 Déjeuner au mess (facultatif)


Participation :

OUI :  

Ginestet (2) - Kuntzmann (2) - Charrut (2)- Mouttou (1) - Piva (2) - Cousineau (2) - Uguen (2) - Blanchard (2) - Schantz (1) - Payré (2) - Barassin (1) - Bazaille (2) - Ricordel (1) - Dandreis (2) - Béreil (1) - Roger (2) - Ros (2) - Drancé (2) - Barré (1) - Aragou (2) - Pérignon (1) - Coatleven (2) - Doireau (2) - Capet (2) - Savy (3) - Job (1) - Alentado (2) - Zink (1) - Laprèvote (2) - Latournerie (1) - Rahier (2) - Legras (2) - Legout (2) - Mandine (2) - Laurent (2) - Villalonga (1) - Edouard (1) - Roselé (2) - Tiollier (2) - Garrigues (2) - Neveu (2) - Tersier (2) - Catesson (2) - Lachaud (2) - Collin (2) - Robert dit Ganier (1) - Monneveu (1) - Bargetzi (3) - Decomble (2) - Brillant (2) - Cristofani (1) - Thouvenin (2) - Plassart (1) - Diaz (2) - Lauga (2) - Vernier (2) - Perrin (2) - Valot (1) - Pujol (1) - Happe (2) - Martin (1) - Marchandin (1) - Galliot (1) - Didelot (2)



NON (mais ils ont répondu):  Vallet - Rigaud - Borderies - Barrière - Mazéas - Bourret - Coeurjoly - Baldecchi - Nicolay - Sautereau - Merret - Barateau - Levavasseur - Largillière - Renaud - Saccone - Houot - Macquet - Godard - Morel - Joly - Didelot - Derain - Boulenger (se désiste, sa fille a choisi cette date pour se marier) - Lerolle (désistement le 17/04) - Mme Michon (désistement) - Merlin (désistement le 24/08) - Loubineau (santé) - Pujol (grève des aiguilleurs du ciel) - Blache (santé) -





Le mot du président :


Coëtquidan 2010

 

Ce fut bien, très bien même, mais il est vrai qu’il est difficile de porter un jugement tout à fait objectif lorsqu’on est à la fois juge et partie. Quoiqu’il en soit, que soient remerciés ceux qui depuis un an se sont investis dans le montage et la réalisation de ce quarantième anniversaire de notre sortie des Écoles de Coëtquidan, suivant l’expression consacrée depuis de nombreuses années déjà.

Je veux parler de Denise et Bernard Coatleven qui ont mis sur pied toute la journée  du samedi en nous proposant des visites passionnantes et un restaurant impeccable, même pour plus de 100 personnes, assistés qu’ils étaient par Chantal et Hervé Neveu, qui nous ont en outre fourni 30 bouteilles d’un excellent champagne et ont été, avec Claude Dandréis, à l’origine de la création d’un magnifique foulard promo, très apprécié des épouses, d’autant plus qu’accompagné d’une rose, de Jean-Michel Happe, grâce auquel nous avons pu obtenir tous les moyens logistiques qui un temps nous ont paru tout à fait hors de portée. Je veux parler surtout des 2 cars 55 places mis à notre disposition et de bien d’autres facilités encore, et enfin Jean-Pierre Ricordel qui, avec sa légendaire discrétion, a su s’intégrer à l’équipe et nous mettre sur pied une séquence émotion de son cru, lors de l’office religieux, avec l’interprétation de "La Prière", chantée avec un accompagnement d’orgue qui en a remué plus d’un jusqu’au plus profond de lui-même.

 

Tout a donc commencé vendredi, avec des arrivées échelonnées de 16 à 19 heures, un bureau d’accueil fourni qui informait chacun de son lieu d’hébergement, du montant de ce qu’il lui restait à acquitter mais qui, pour faire passer la pilule, offrait généreusement à madame le foulard «Plateau des Glières» et la rose de bienvenue.

Peu de contretemps au moment de cet accueil. Tous ceux qui avaient annoncé leur venue étaient présents, à l’exception de Mireille et Jacques Loubineau, victimes de problèmes de santé heureusement plus douloureux que graves, et de Marcel Pujol, en rade à l’aéroport de Toulouse à cause d’une grève de contrôleurs aériens qui tardait à se terminer.

Vers 18 h 30, nous nous sommes retrouvés au cinéma Bonaparte pour une présentation de ce qu’est devenue l’EMIA aujourd’hui. Le LCL Becker, qui commande la 1ère brigade, nous a dressé un tableau sans commune mesure avec ce que nous avons connu. Certes, la scolarité est passée à deux ans mais que de modifications et d’arrière-pensées dans tout ce qui se met en place, aujourd’hui même. De 188 que nous étions, ils n’en sont plus que la moitié. La dernière réforme dans les cartons envisage même de mettre des commandants à la tête de chacune des brigades de l’EMIA, l’ensemble étant coiffé par un LCL. Tout cela me fait penser à une population d’officiers destinée à servir de variable d’ajustement au corps des officiers des armes, avec une petite connotation d’officiers techniciens, tels ceux que nous avons pu connaître. Certes, vis à vis de l’extérieur, on se gargarise de niveau (bac+3), de licence à caractère général etc. Je ne sais quant à moi pas très bien ce que cela veut dire, si ce n’est que ça ne correspond à rien de bien précis ni de directement "monnayable" comme tel. Je n’en dirai pas plus car je ne veux pas entrer dans une polémique stérile, surtout à partir du moment où les carottes sont cuites depuis belle lurette et qu’il aurait fallu agir il y a bien longtemps. Souvenons-nous de la suppression de l’EMS de Strasbourg.

Vers 20 heures ce fut le pot d’accueil dans le hall du cercle, avant de nous retrouver dans la grandiose salle Napoléon, où étaient magnifiquement dressées 11 tables rondes, pour notre premier dîner en commun qui, conformément à ce qui est désormais devenu une tradition, fut un dîner femmes-hommes séparés, telle étant la volonté de ces dames.

Il fallut ensuite rejoindre les multiples lieux d’hébergement, les chalets du Pré Gallo à Carentoir, les hôtels à Bellevue et Beignon, les chambres du cercle mess, des plus luxueuses aux plus spartiates, pour nous retrouver samedi matin vers 9 heures, devant le cercle, où nous attendaient deux des cars qui servent en temps normal à transporter les élèves.

La matinée fut consacrée à visiter Rochefort-en-Terre, magnifique petit village plein de charme et de caractère, à l’histoire très mouvementée en raison de sa position stratégique, deux guides de grande qualité se chargeant de nous le faire découvrir avec beaucoup de charisme et de passion.

Le déjeuner fut pris au pont d’Arz, près de Rochefort, de fort bonne qualité ma foi avec un service irréprochable malgré la centaine de personnes que nous représentions, et nous eûmes le plaisir de voir nous rejoindre Yolande et François Perrin, comme ils nous l’avaient promis.

L’après-midi fut consacrée à la visite de la petite ville d’art de La Gacilly, fief d’Yves Rocher certes mais aussi ville d’artisans et d’artistes aux réalisations toujours originales et de qualité.

Il fallut ensuite regagner les "hôtels" pour se préparer à l’assemblée générale et au dîner de gala.

Pendant que se tenait l’assemblée générale, dont le compte-rendu figure à part, les épouses eurent le privilège de visiter ce que d’aucuns appellent "l’usine à bouffe", en fait le centre de production alimentaire de Coëtquidan, qui est une installation très moderne de cuisson très lente des aliments, sous vide, dont les produits sont ensuite livrés aux cuisines de proximité pour terminer d’élaborer les produits, mais les épouses qui y ont assisté vous en parleraient beaucoup mieux que moi car elles ont trouvé la présentation passionnante m’a-t-on dit.

Après l’apéritif, le dîner de gala avec tout le faste dont sont capables les personnels de la défense quand ils veulent s’en donner la peine. Ce fut très réussi comme à l’accoutumée, très convivial et gastronomique à souhait. Notre insigne promo, que Christian Doireau n’oublie jamais d’amener, trônait en bonne place et ce dîner fut l’occasion pour Raymond Kuntzmann de nous faire découvrir ses talents de musicien, avec un instrument original auquel il a dû consacrer beaucoup de temps pour se montrer à la hauteur de ses légitimes ambitions, je veux parler, mais vous ne l’auriez pas deviné, de scies musicales, au pluriel car il a tenu à nous enchanter avec deux modèles. Le premier de petite taille, avec accompagnement sonore, ce qui a pu induire chez certains un léger doute sur la réelle performance musicale, jusqu’à ce que l’autre, de taille plus que respectable, en solo cette fois, ne fasse éclater la vérité. Aucun doute n’était plus permis et la performance indéniable. Bravo l’artiste et on attend impatiemment la surprise de l’année prochaine et l’évolution du répertoire.

Dimanche fut enfin le point d’orgue de notre rencontre. Grâce aux cars toujours disponibles, nous avons pu nous rendre à "La Grande Bosse".


 

Après avoir gravi à pied les 3 à 400 mètres de piste séparant le sommet de la colline de la route, avec les épouses bien entendu, après l'inévitable séance photos des fantassins, cavaliers, artilleurs, tringlots, transmetteurs etc., Jean-Louis Béreil nous a donné lecture du poème qu'il consacra à cette "Grande Bosse" lorsqu'il en fut enfin délivré... "La bosse en deuil".




Ce fut ensuite à notre historien Clément Charrut, de remettre en situation ce coq qui, après quelques pérégrinations, trône désormais fièrement sur son socle au sommet de cette bosse dont il n’avait pas encore pris possession il y a 40 ans. Le mess nous avait aussi préparé un "café-croissants terrain", attention très appréciée car le ciel avait beau être limpide et le soleil naissant, à 9h30 un petit matin de septembre, cette petite collation chaude fut la bienvenue.

Ce fut au retour la messe du souvenir, pour ceux qui souhaitaient assister à l’office religieux, pendant que d’autre visitaient la salle d’honneur de l’EMIA. En final de cette messe, comme je l’ai déjà dit, le chant de "La Prière", accompagné à l’orgue et repris par toutes les personnes présentes, fut un moment d’intense émotion.

 

 

 


 

 

Tout de suite après, sans quitter le registre de l’émotion, nous nous retrouvions au musée du souvenir pour l’évocation traditionnelle des camarades décédés. Nous en comptons désormais 24, les plus récents en 2010 étant Jean-Michel Levacher, Michel Périchon et Daniel Massot-Labrosse.

Une dernière "Prière" et c’était la fin officielle de Coëtquidan 2010 en attendant Bourges 2011.

Quelques réflexions pour finir.

A l’occasion de ce 40ème anniversaire, le record de participation a été largement battu et nous nous en réjouissons tous. Ce sont plus de 10 camarades qui nous ont rejoints pour la première fois, et tous m’ont dit ne pas regretter d’avoir fait ce premier pas, si difficile parfois . Sur les 188 que nous étions, et en retirant les camarades hélas décédés, nous pourrions être, de façon arithmétique, au maximum 165. Si on fait le bilan de ceux qui sont venus une fois au moins depuis 2004, nous arrivons à 81 c’est à dire en gros un sur deux. C’est donc le paradoxe de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide qui s’applique. Pour moi, compte tenu de la tendance presque toujours vérifiée d’avoir des effectifs en croissance chaque année, ce sera celui de la bouteille à moitié pleine.

Je sais cependant qu’à Bourges, nous ne battrons certainement pas de record de participation car certains m’ont déjà fait part d’impossibilité aux dates retenues. L’important n’est pas là. La seule chose qui a un sens désormais, et qui revêt beaucoup d’importance à mes yeux, est de voir chaque année, un ou plusieurs nouveaux camarades nous rejoindre. C’est la meilleure récompense du travail qu’ensemble nous accomplissons et le meilleur encouragement à poursuivre.

Daniel Uguen     

 

 

Annexes

La Bosse en deuil (1970)

J-L Béreil

On entend au lointain le bruit de mille voix

Qui du fond de la nuit semble courir vers toi,

Tu frémis dans l’air frais de ce brouillard opaque.

Il mouille sans pudeur le dessous de tes basques

Et t’enroule gaiement dans cette écharpe fine

Qui donne à ta rondeur une candeur mutine.

 

Tu écoutes à présent avec impatience

Ce roulement de fers, cette noble cadence,

Fierté des officiers qui ce soir te détestent

Et te laisseront seule en cette nuit de fête.

Tu les entends là-bas défiler dans le noir,

Heureux et rutilants dans leur tenue du soir.

 

Chaque soir tu riais et tu te distrayais

A la seule pensée, qu’en troupeau ils viendraient

Peiner et transpirer sur tes flancs épineux,

Avant de repartir, fourbus et loqueteux

Sous le regard mesquin de « voraces » bourrus.

A partir d’aujourd’hui, ils ne subiront plus

Ce calvaire épuisant qui les menait vers toi.

Ils viendront se venger une dernière fois

Et te punir enfin, quand sabres à la main,

Ils plongeront hargneux, leurs lames dans ton sein.

 

Clément Charrut

La France de Bourdelle

Voici l'histoire mouvementée de cette statue qui s'appelle tout simplement "la France" et que l'on doit au sculpteur Antoine Bourdelle qui vécut de 1861 à 1929.

En 1922 le gouvernement avait décidé d'élever un monument commémoratif de l'arrivée des troupes américaines en France en 1917. Ce monument devait se trouver à la pointe de Grave. Le sculpteur pressenti demanda à son collègue Antoine Bourdelle de s'en charger à sa place. Bourdelle a choisi de représenter la France en Pallas Athéna, l'équivalent de Minerve chez les Romains, déesse de la guerre, entourée des serpents de la sagesse. ( aussi chez les Grecs déesse des artisans et des artistes…) Elle scrutait l'horizon en guettant les renforts américains. A partir de la maquette, 4 statues furent coulées dans des fonderies différentes :

- la 1ere pour Montauban, ville natale du sculpteur en tant que monument aux morts de 14-18

- la deuxième a servi à orner l'entrée du grand palais à Paris pour l'exposition des arts déco en 1925, puis elle a été abandonnée et redécouverte et récupérée pour sa ville par le maire de Briançon qui se trouvait être le sous secrétaire d'état aux beaux-arts

-le 4è exemplaire fondu a été érigé le 18 juin 1948 à l'initiative du général de Larminat sur le parvis du musée d'arts modernes à Paris avec une vocation de monument aux morts puisqu'elle comportait à sa base une plaque commémorative aux Français libres de la 2è GM.

- cette vocation de monument commémoratif est aussi le sort de celle-ci, qui est le 3è exemplaire fondu, acquis par la ville d'Alger. En 1935 elle ornait l'entrée de la foire internationale puis elle a trouvé sa place que l'on pensait définitive devant le musée des beaux-arts d'Alger. En 48 encore à l'initiative du gal de Larminat, président de l'association des anciens de la France libre, cette "France" fut dédiée aux volontaires morts pour la France de juin 1940 à mai 1945 par la pose d'une plaque sur son socle, ainsi que par une autre inscription évoquant la mort au combat du Col d'Ornano en 41, lequel d'Ornano avait aussi une rue d'Alger à son nom. En 51 la poste française en Algérie qui créait ses propres timbres en a édité un représentant le col d'Ornano et cette statue devant le musée des beaux-arts d'Alger.

Puis la funeste année 62 est arrivée et les autorités françaises, toute honte bue, ont demandé l'accord du FLN pour rapatrier la statue (triste époque!) mais le gouvernement français ne voulait pas financer les frais de transport, estimant que c'était à la charge de la famille Bourdelle (re-triste époque!) A Alger, comme l'affaire traînait, un général a fini par se fâcher et l'a faite charger sur un navire de la marine nationale et l'a ramenée. Une fois restaurée, elle a été placée ici, mais nouvel avatar, elle ne rentrait pas et il a fallu scier la lance pour pouvoir lui faire passer la porte de ce lieu. A la même époque, le général de Larminat qui avait conféré à cette œuvre son statut de monument commémoratif militaire connaissait une fin particulièrement tragique.

 

 

 

le coq gaulois de la grande bosse

 

Ce coq fait partie des quelques monuments sauvés en 1962 non pas du fait d'une volonté des autorités mais à l'initiative d'officiers qui ont pris sur eux de sauver du massacre des éléments de notre patrimoine patriotique. En effet ceci est le monument aux morts d'un petit village de la région de Constantine qui s'appelait Condé-Smendou, Condé comme la famille princière et Smendou du nom arabe de la rivière qui coulait près du village créé en 1850.

Les Français d'AFN n'ont jamais été avares de patriotisme ni de sacrifices. A titre d'exemple en 42-45, quand la France a repris le combat aux côtés des Alliés, en Tunisie 42, Italie 43-44, France 44-45 et Allemagne 45, il s'est produit un effort de mobilisation sans précédent. Contrairement à des idées malsaines propagées par un certain cinéma et par les nouveaux collabos, il n'y avait pas que des "Indigènes" dans l'armée de la Libération. On a mobilisé (par appel sous les drapeaux ou engagements volontaires) 2,5% de la population indigène d'Afrique du Nord et 16,5% de la population d'origine européenne des départements français d'Algérie et des protectorats du Maroc et de Tunisie. Cet effort a été supérieur au taux de mobilisation de 14-18 pour toute la France (métropole et empire confondus) On oublie aussi les quelques 20000 métropolitains évadés de France occupée et passés par l'Espagne. Le taux de tués au combat est aussi révélateur de cet engagement. Les Indigènes ont connu un taux de mortalité de 4 à 5%, les évadés de France occupée un taux de 6% et les européens d'AFN un taux de 8%!  C'est un peu grâce à eux que la France a eu sa place à la table des vainqueurs en 45 et c'est beaucoup grâce à eux que les Alliés ont retrouvé confiance en nos armes en Italie avec Juin. Même De Gaulle, dans ses mémoires de guerre a écrit que les colons d'Afrique du nord avaient pris plus que leur part dans la libération.

Il est bien regrettable que les noms de ces dizaines de milliers de morts pour la France dans toutes les guerres de 1830 à 1962 ne figurent plus nulle part puisque les monuments qui portaient ces noms ont été détruits et qu'aucun lieu en France aujourd'hui ne les restitue, ce qui est une marque assez affligeante d'injustice et d'ingratitude et fait d'eux des "morts pour la France" de seconde catégorie, alors que (par exemple) les morts du Concorde d'Air France ont une stèle, de même que les jeunes délinquants morts en fuyant la Police !

Alors je demande à mes jeunes camarades de l'EMIA de se souvenir parfois qu'au-delà de traditions plus ou moins potaches et de création récente, ceci est d'abord le monument aux morts d'un village Français…