Voici le courrier reçu par notre président. les sapeurs se souviennent peut-être de cet instructeur ???

Le contenu de son dossier figure à la suite en cliquant sur le lien (qui me donne quelques soucis actuellement)





Dossier Glières


Dossier Glières


Envoyé par Clément Charrut (17/05/2010).

Le CEF en Italie de Jacques Robichon Presses de la Cité 1981

La campagne d'Italie nov 43- juillet 44 est largement méconnue et injustement sous-estimée. En effet c'est le CEF de Juin qui a redoré le blason des armées françaises aux yeux des Alliés et restauré leur confiance en nos Armes. Avec, pour l'Armée d'AFN: 3 DI, les 2èDIM, 3èDIA, 4èDMM (dont Lnt Richard, notre Gal à Coët) 3 GTM, 2 rgts de Tank Destroyers (7è et 8è Chasseurs d'Afrique) et des EOA, et pour les FFL: la 1ere DFL renommée 1ere DMI. Ces GU sont arrivées dans l'ordre cité, en novembre, décembre, mars et avril. Compte tenu du terrain, ce fut une guerre de fantassins et d'artilleurs essentiellement. Par exemple, le 64è RA, qui a eu 29 cadres et 100 canonniers tués en 6 mois, a tiré dans le même temps 314.000 obus! (un de ses Cdts de groupe s'appelait Piroth, qui connut une fin tragique à Dien Bien Phu) Près d'Esperia, une brigade allemande qui tentait de monter au front le 17 mai a été anéantie par le seul effet de l'artillerie réglée depuis des avions légers (cf la photo de couverture du livre proposé) Ce n'est pas pour rien qu'une autorité (bien inspirée) a inclus dans l'insigne de la Brigade d'Artillerie (créée vers 1997 à Haguenau) l'insigne du CEF d'Italie...
Contrairement à une légende entretenue entre autres par un certain film, les cadres ont payé un lourd tribut: Les 12 et 13 janvier 1944, un bataillon du 8°RTM a perdu 9 officiers sur 12 (tués et blessés) Lors de l'attaque du Belvedere par le 4°RTT en janvier 44, le colonel a été tué, 2 chefs de bataillons ont été blessés (dont Gandoët), tous les commandants de compagnies tués ou blessés, 12 capitaines tués et certaines compagnies ont terminé le combat sans aucun officier vivant. En mai 44 pendant l'offensive du Garigliano, un bataillon du 6°RTM a perdu le quart de ses tirailleurs (tués ou blessés), mais aussi le tiers de ses sous-officiers et la moitié des officiers!
Cette campagne s'est déroulée en 2 phases: la bataille d'hiver avec 2 D.I dans le froid terrible et le relief épouvantable des Abruzzes, puis l'offensive du Garigliano en mai 44 suivie de la poursuite vers Rome et la Toscane. Injustement occultée par le débarquement de Normandie, la prise de Rome le 5 juin 44 marquait pourtant la chute de la première capitale de l'Axe. Pour des raisons politiques et pour satisfaire Staline (déjà!) l'élan des alliés en Italie a été fauché en Juillet 44. Churchill, Juin, Alexander, Clark voulaient poursuivre la conquête de l'Italie et débarquer dans les Balkans pour attaquer l'Allemagne par le sud et ainsi réduire la portée de l'avance soviétique en Europe centrale (ce qui aurait singulièrement changé les choses pour ces pays pour les 50 ans suivants!) mais d'autres "visionnaires" en ont décidé autrement! On a ainsi pu écrire sur "L'Italie, victoire inutile" ... mais sanglante: Les forces françaises y ont laissé environ 8000 tués. Ce que les noms des unités n'indiquent pas, c'est qu'elles étaient constituées pour moitié, et parfois en totalité, de Français d'AFN et de métropolitains évadés de France et passés par les geôles espagnoles pour rejoindre l'Armée d'Afrique... Il y a des "oubliés de l'histoire" plus oubliés que d'autres...
Un ouvrage plus technique et moins anecdotique a été réalisé en 1969 par le Colonel Le Goyet au SHAT: "La participation française à la campagne d'Italie".
Le CEF, complété à partir de la Provence par les 1ère, 5è DB (les DB de la Libération dont on ne parle jamais!) et la 9è DIC, deviendra la 1ère Armée de De Lattre. Mais ceci est une autre histoire, selon la formule consacrée.

Envoyé par Clément Charrut (04/07/2010).

c

LE MANIFESTE DU CAMP N°1

Un des livres les plus poignants sur l'Indochine!
Il s'inspire de l'histoire vraie du CNE Cazaux et de son 3°Bataillon Para Colo sacrifié dans le désastre de la Route Coloniale n°4 en octobre 1950, en tentant de porter secours à la colonne Charton entre le col de Luang-Phaï et That-Khé, dans la même région où a fondu également le 1er B.E.P.
Prisonnier au sinistre camp N°1, Cazaux a refusé de signer le "manifeste" communiste condamnant le combat que ses camarades continuaient à mener. Il en est mort. Une promotion de l'EMIA porte son nom.
Le récit révèle aussi le personnage du médecin-chef du Bataillon, l'un de ces médecins qui participaient autant aux opérations aéroportées que terrestres et faisaient plus que leur possible, à l'image du LTN Patrice de Carfort, figure du service de santé en Indochine et récemment disparu.

A sa deuxième édition en 1991 la jaquette du livre portait l'inscription: "pour comprendre l'affaire Boudarel"… Jean Pouget était Capitaine en 1954 au cabinet du Généchef Navarre. Il s'est porté volontaire pour sauter à Dien-Bien-Phu avec une Cie du 1er B.P.C dans les derniers renforts et connut les goulags vietminhs.. Il sait donc de quoi il parle…

Commentaire de l'éditeur:
"Le Manifeste du camp n° 1 est tout à la fois un témoignage, un roman et un document prodigieux. L'histoire est celle des officiers français qui furent fait prisonniers par le Viet-Minh en 1950 et qui, au bout d'un an de captivité, soumis à un « lavage de cerveau », coupés du monde extérieur, signèrent, dans des conditions dramatiques, un texte par lequel ils approuvaient la guerre de Ho Chi Minh et condamnaient l'armée française, leur armée. A travers les récits des survivants, l'auteur a reconstitué la genèse de ce manifeste. Il montre comment, en certaines conditions, toutes les croyances les plus fermes peuvent s'effondrer.
Avec un pouvoir d'évocation très rare, qui s'allie à une connaissance exceptionnelle du sujet, l'auteur a su faire revivre les personnages les plus variés, tous les types d'officiers, de milieu et de recrutement différents, qui se trouvent réunis au Camp n° l.
S'il sait recréer avec une véracité qui s'impose la foi du moine soldat qui était celle de l'armée du Vietminh, il montre aussi l'endoctrinement constant auquel à tout moment étaient soumis les hommes et les officiers de l'armée populaire. Rien dans ce récit n'est faux sinon les noms des personnages. Les officiers français qui connurent l'expérience du camp n° 1 n'ont, pour la plupart, pas survécu

Envoyé par Clément Charrut (10/05/2010)

KEPI BLEU

En dépit de l'auto dénigrement qui a souvent cours en France (corollaire de la repentance à tout-va) notre armée a vécu des expériences originales et parfois uniques. C'est le cas des SAS en Algérie. Rien à voir avec les bataillons parachutistes de la France Libre du Special Air Service. Les officiers SAS d'Algérie dépendaient des "Affaires Algériennes", émanation des "Bureaux Arabes" du Maroc au temps de Lyautey.

Tout à la fois protecteurs des populations isolées, bâtisseurs, administrateurs, juges, conseillers agricoles, ils furent d'une certaine manière précurseurs des Organisations Gouvernementales ou Onusiennes actuelles et autres ONG. Leur action s'exerçait dans des zones rurales sous-administrées. Un officier, quelques cadres européens et indigènes, un médecin, un radio, une section de protection (les fidèles Moghaznis, souvent Anciens Combattants de 42-45), un ou deux appelés pieds noirs parlant l'arabe, une jeep et un camion, un poste isolé… et beaucoup de travail, sous la menace constante des exactions des rebelles. Le fait qu'ils comptaient parmi les cibles prioritaires du FLN montre bien que leur action était efficace et le gênait considérablement. Ce livre, écrit par l'un de ces officiers SAS raconte son expérience, de la création d'une SAS jusqu'à la fin et au gâchis de 1962. Il complète bien le DVD "Destin d'un Capitaine" sur le Cne SAS Oudinot, diffusé par l'ECPAD et recommandé par le camarade Vallet l'an dernier.

Au moment où l'engagement en Afghanistan rappelle très opportunément que la population est l'enjeu principal de ce type de conflit, il serait bon de se rappeler que nous Français avons "su faire" dans ce domaine, même si le politiquement correct et l'historiquement correct bâillonnent les mémoires! Ce fut d'ailleurs en partie le sens de la lettre ouverte du Général Cann diffusée il y a un an après l'embuscade d'Uzbin....



KEPI BLEU (Guy Vincent)

Editions JPN

BP4 91570-BIEVRES

                




De Clément Charrut (02/02/2010)

CHEMINS DE MEMOIRE 14-18

Jean-Pascal Soudagne Editions Ouest France

Un beau PPS sur les Canadiens à Vimy en 1917,  me fait penser à cet ouvrage que je propose aujourd'hui, concernant 14-18.

Peu encombrant (format 18X24) et pas très cher (16€) il rassemble chronologies sommaires, photos d'époque, photos actuelles des lieux et des monuments, et cartes des lieux à visiter, le tout articulé par secteurs, dans ce nord-est si meurtri de notre France et dont bien des noms figurent sur les Drapeaux de bien des régiments où nous avons servi… de notre mieux.

-la Marne

-l'Aisne

-l'Argonne

-la Meuse

-le Nord-Pas de Calais

-la Picardie

-les Vosges et l'Alsace

 

Ouest-France a édité plusieurs autres ouvrages du même format sur la 1ère GM, et comme c'est "Ouest" France, il y en a même un sur "les Bretons dans la guerre de 14-18".


De Clément Charrut

DIEPPE : LE SACRIFICE DES CANADIENS

Si le débarquement de Normandie est bien connu (même chez certains officiers !) on sait moins que près de deux années plus tôt, un débarquement offensif eut lieu à Dieppe. Le désastre qui s'ensuivit a fourni de nombreux enseignements pour celui de Normandie en 44. Cette journée du 19 août 1942 coûta aux Canadiens de la 2ème Division d'Infanterie et aux Royal Marines Commandos 808 tués, 558 blessés et 1536 prisonniers. Ce livre montre ce que fut cette opération ; "entreprise insensée ou répétition des débarquements futurs ?"

L'un des navires transport de troupes, le Princess Beatrix transportera en août 44 le Groupe de Commandos d'Afrique vers la Provence et cap Nègre…

Un juste et légitime hommage à ces "cousins" d'outre-atlantique venus mourir sur les plages de galets de Dieppe ou au pied des falaises de Varangéville…

 

Collection Ce Jour-là : "Dieppe, le sacrifice des Canadiens". Ed Robert Laffont 1969.

Peut se trouver encore dans des bibliothèques de garnison ou sur Internet en occasion.

(au fait, que vont devenir tous ces livres des mess dissous ?) 

 



Proposition de lecture envoyée par Clément Charrut

"Les Poilus d'Orient"

Pierre Miquel a beaucoup écrit sur la Grande Guerre, et il est un des rares à avoir traité des Poilus oubliés du front d'Orient pour qui le 11 novembre 1918 ne marqua pas la fin de la guerre, les derniers démobilisés ne rentrant chez eux que fin 1919! Clémenceau les appelait avec un peu de mépris "les jardiniers de Salonique", ce qui laisserait penser qu'ils n'avaient rien d'autre à faire. En réalité, ils devaient "jardiner" pour se nourrir, tant l'approvisionnement se faisait mal. En plus des pertes au combat, ils eurent des pertes terribles par maladies et manque de soin. Ils ont aussi injustement été oubliés pour des raisons psychologiques, la priorité, sinon l'exclusivité étant accordée au front occidental qui se trouvait lui sur le sol national… L'outre-mer (y compris l'Indochine) a fourni l'essentiel des troupes, mais aussi le sud de la métropole avec 2 divisions mises sur pied en Languedoc et en Provence. Dans notre génération, certains de vos grands pères vous ont peut-être parlé des Dardanelles ou de Gallipoli, de leur hospitalisation à Florina dans le nord de la Grèce, de leurs combats en Serbie ou de la protection de la Roumanie face aux bolcheviks en 18-19...

(Editions Fayard en 1998 et réédition France loisirs)