La Grande Garenne

19, 20, 21 juin 2015


Les inscrits au 1° janvier : 

Payré - Mouttou - Laprèvote - Bazaille - Uguen - Pujol - Schantz - Mandine - Vallet - Kuntzmann - Levavasseur - Charrut - Neveu - Despinois - Collin - Drancé - Tersier - Monneveu - Rahier - Bargetzi - Dandreis - Capet - Ginestet - Coatleven - Zink - Doireau - Thouvenin - Decomble - Letem - Michon - Legout - Alentado - Barassin - Aragou - Ricordel - Lauga - Brillant - Blache - Blanchard.


Au total 39 réponses OUI

29 réponses NON

et environ 80 qui ont perdu leur manuel de savoir-vivre

------------


La Grande Garenne 2015


C’est à chaud que je m’empresse d’écrire cet éditorial, car les sentiments et les sensations  que j’ai pu ressentir à La Grande Garenne sont par nature volatils, fugaces, éphémères et je ne voudrais pas qu’ils s’estompent à jamais sans les avoir auparavant couchés sur le papier.

Oui, j’ai ressenti des choses inhabituelles, et je ne pense pas être le seul.

La Grande Garenne a été, sur le plan de l’amitié et de la convivialité une grande réussite. Pour le reste, sur l’intérêt de ce que nous y avons fait et de ce que nous y avons vu, je laisse à chacun des participants le libre choix de son jugement.

Ce dont je suis sûr en revanche, c’est qu’à la Grande Garenne, j’ai ressenti avec une force inhabituelle la sensation de réel plaisir que nous avions à nous retrouver.

Nous étions tous un peu en souffrance, la mort récente de Michel Roselé en était la cause et nous avions tous besoin de nous réconforter mutuellement. L’heure n’était pas aux têtes d’enterrement de circonstance, avoir l’air triste aurait pu être de bon ton, mais non, il n’y avait rien de tout cela mais au contraire de vrais sourires, pleins de retenue certes mais de vrais sourires, ceux qui viennent du coeur.

Michel nous manquait mais nous savions d’instinct que Michel n’aurait pas aimé que nous fassions preuve d’une tristesse de circonstance, réelle ou feinte, que l’on ne connait que trop lors de certaines obsèques. Nous étions dans la peine bien sûr, mais la vie continuait, nous resserrions les rangs, en faisant sentir à chacun des camarades le plaisir que nous avions à le retrouver et  à être heureux ensemble.

C’était la seizième fois que, depuis 2004, nous nous retrouvions. Jamais notre attachement mutuel ne m’a paru si fort. C’est dans l’adversité que se révèle la véracité des sentiments. Le décès de Michel a été cette épreuve de vérité. Son verdict est sans équivoque. Nous avons eu raison de créer et de faire vivre notre association. Elle sert à quelque chose. Ceux qui sont dans la douleur souffrent sans doute un peu moins en se sachant soutenus et ceux qui ont le bonheur d’avoir une santé convenable, profitent mieux des moments de bonheur qui chaque année, et longtemps encore je l’espère, leur sont offerts. Michel Roselé a été un révélateur. Merci Michel, et pardon à Jeannine de parler de bonheur de joie en des circonstances pareilles. J’ai admiré ton courage et ta force lors des obsèques de Michel et je forme le voeu que dès l’année prochaine tu puisses nous rejoindre. Tu verras que tous, nous avons beaucoup de bonheur à te donner.


Sur nos activités du week-end, je crois que la satisfaction est assez générale. Je conseille à ceux qui voudraient se remémorer les meilleurs moments, et à ceux qui ne pouvaient être présents, de consulter le site internet du château de La Chapelle d’Angillon, (www.chateau-angillon.com) . Sous la photo du château, en cliquant sur la video du reportage France 3 qui dure 25 minutes, il y reconnaîtront un personnage haut en couleur qui de 12 à 17 heures a tenu, sans discontinuer, le devant de la scène, et pas n’importe quel personnage, monsieur le Comte d’Ogny en personne.

Pour terminer deux mots à propos de l’animation musicale du dîner de gala et la courte soirée dansante. C’est Gérard Legout qui, à Arromanches, en avait eu l’initiative et elle avait été très appréciée. Nous avions donc décidé de la reconduire cette année, d’autant que Clément Charrut nous avait suggéré un animateur de grande qualité. L’engagement était pris de longue date et, Michel Roselé nous ayant quitté 10 jours auparavant, fallait-il tout annuler. J’ai décidé que non, en demandant à Monsieur Amieux de faire dans la sobriété, pour un public de septuagénaires aux tympans fragiles, avec des morceaux des années 70 de préférence, ce qu’il a fort bien fait. J’ai pris aussi la responsabilité de lui demander de ne pas dépasser 23 heures 30 pour la raison que vous imaginez. J’ai conscience d’avoir un peu prématurément mis un terme à une belle soirée mais je pense qu’il était de mon devoir de le faire.

Pour résumer mon impression d’ensemble, je dirai que ce fut une très belle rencontre promo. Très dense, très riche émotionnellement, très révélatrice de vrais et beaux sentiments et, qui aurait-pu l’imaginer, j’ai la conviction que c’est à Michel Roselé que nous le devons. Une fois encore, merci Michel.

PS Un camarade, lui aussi très durement éprouvé, nous a rejoint pour la première fois Jean-Claude Blache. Outre la grande joie que nous avons eu à l’accueillir, je forme le voeu qu’il ait, lui aussi, ressenti ces sensations que je viens de m’efforcer d’essayer vous décrire.


Daniel Uguen