La prochaine réunion promo se déroulera à PAU les 23, 24 et 25 septembre 2016


Les inscrits : 

ALENTADO (2) - ARAGOU (2) - BARASSIN (1) - BARGETZI (2) - BAZAILLE (2) - BLACHE (1) - BOULENGER (1) - BRILLANT (2) - CAPET (2) - CHARRUT (2) - COATLEVEN (2) - CRISTOFANI (2) - DANDREIS (2) - DECOMBLE (2) - DEVOS (2) - DIAZ (2) - DOUCET (2) - DRANCE (2) - JOB (1) - KUNTZMANN (2) - LAPREVOTE (2) - LAUGA (2) - LAURENT (2) - Madame LEGRAS (1) - LEROLLE (2) - LETEM (2) - LEVAVASSEUR (2) - MANDINE (2) - MERLIN (2) - Madame MICHON (1) - MONNEVEU (1) - MOUTTOU (2) - NEVEU (2) - PAYRE (2) - PIVA (2) - PUJOL (2) - RAHIER (2) - RICORDEL (2) - ROGER (2) - Madame ROSELE (1) - SAVY (2) - SCHANTZ (1) - TERSIER (2) - UGUEN (2) - VALLET (1) - VALOT (1) - VERNIER (2) - ZINK (2)

Et en dernière minute, Madame MONLOUIS et son fils Frédéric

soit 87 participants


Editorial Pau 2016

 

Pour varier un peu les plaisirs, je ne vais pas me livrer à la description chronologique de ce que nous venons de vivre de façon fort agréable à Pau. Le mérite en revient à Claude et Geneviève Drancé ainsi qu'à Jean-Claude et Gisèle Decomble. Je les en remercie encore.

Je vais plutôt procéder par coups de projecteur si vous le permettez. Je ne serai donc pas exhaustif mais le programme détaillé de ce week-end est connu de tous.

Premier moment fort, vendredi soir, au moment du pot d’accueil. Découverte par beaucoup d’une tête qui ne leur était pas totalement inconnue. Celle du général Pinatel et de son épouse, chef de section de quelques uns d’entre nous à Strasbourg (Drancé, Rahier, Neveu, Piva, Merlin, Diaz, Ricordel, Bazaille, Boulenger, Mouttou). Je n’insisterai pas sur le plaisir des retrouvailles mais plutôt sur le ressenti du général Pinatel qui dès samedi 21 heures en faisait part à Claude Drancé. Je cite : « les visages ont changé, pas les yeux, pas les sourires que j’ai retrouvés. J’ai vécu un temps fort de ma vie de retraité. La cohésion de votre promo, épouses comprises, est une vraie chance qu’il faut savoir entretenir. Vous constituez une exception que vous saurez cultiver je n’en doute pas »

En lisant ces phrases élogieuses, la tentation est grande de « nous pousser un peu du col »

Ce serait une grave erreur car cette belle cohésion est fragile et il nous faut l’entretenir avec un soin jaloux. Il serait si facile de tout mettre par terre et de manière irrémédiable. Il est aussi un mot, le seul, avec lequel je ne suis pas d’accord dans ce que dit Georges Pinatel, c’est le mot « chance »

Non ce n’est pas la chance qui a donné sa cohésion à la promo. Rappelons-nous d’où nous sommes partis, et même que nous n’aurions pu ne jamais partir sans l’action déterminée d’Alain Schantz.

C’est nous tous qui l’avons construite, année après année, grâce aux efforts de tous et quand il dit « épouses comprises », j’en rosi de plaisir car je me souviens de ce que j’affirmais dès le début. Nous n’existerons que si nos épouses le souhaitent, nous aident et sont aussi motivées que nous. Ce fut le cas. Qu’elles en soient remerciées. Notre chance, en réalité, c’était elles. Il fallait que ce soit dit.

La journée ensoleillée de samedi aura été consacrée aux plaisirs du Corps et l’Esprit. L’esprit tout d’abord, car après avoir pris le funiculaire, nous avons révisé nos connaissances historiques en déambulant dans les salles du château du bon roi Henri, puis courte visite du Pau historique en parcourant le boulevard des Pyrénées, la place Royale, l’église Saint-Martin , l’ancien hôtel Gassion etc…, et l’après-midi, sous un soleil plus que généreux, visite à Gan de la plus grande cave de Jurançon, qui a su régaler nos papilles en nous permettant une dégustation génératrice bien sûr de quelques achats souvenirs.

Toujours au chapitre des plaisirs du corps, un excellent déjeuner à la « Brasserie Royale » puis le dîner de gala à Serres-Castet au restaurant « la Détente » avec, juste avant, la tenue de notre A.G., dans une salle mise à notre disposition à notre hôtel. A souligner, exceptionnel, que l’A.G. a commencé en avance et s’est terminée « à l’heure ».

Dernier coup de projecteur enfin, dimanche matin, le cimetière Californie à Billère.

Ce fut la séquence émotion intense, et l’expression est faible, Michèle Legras nous ayant autorisés à organiser notre cérémonie du souvenir autour de la tombe de Jean-Paul.

Une simple description du dispositif et du déroulement de la cérémonie suffira à restituer la charge émotionnelle de cette demi-heure d’intense communion.

Face à la tombe de Jean-Paul, en carré, le bloc compact des officiers de la promotion Plateau des Glières.

Sur les côtés, de part et d’autre du bloc et remontant jusqu’à la tombe, les épouses elles-aussi en rangs serrés.

Dans le peu d’espace séparant le premier rang du carré de la tombe de Jean-Paul, et devant celui-ci, trois femmes.

Catherine Michon, Michèle Legras et Jeanine Roselé.

Le symbole est très fort. Elles ne représentaient pas Patrice Michon, Jean-Paul Legras et Michel Roselé, elles étaient Patrice Michon, Jean-Paul Legras et Michel Roselé entourées de leurs camarades de promo. Juste devant, moi-même entouré des deux organisateurs, Claude Drancé et Jean-Claude Decomble.

Garde à vous.

Au nom de la promo, lecture d’un message adressé à Jean-Paul et à ses proches . (Ce message est reproduit in fine)

Appel des 32 camarades décédés.

Dépôt d’une magnifique gerbe blanche et verte.

Minute de silence.

Chant de la Prière, Christian Rahier donnant le ton en l’absence de Jacques Doireau.

La Prière reprise à l’unisson, certains ayant de grandes difficultés à masquer leur émotion et à retenir leurs larmes.

Fin de la cérémonie. Adieu Jean-Paul. Nous sommes heureux d’avoir pu te délivrer un tel témoignage d’amicale fraternité.

A toute la promo, à l’année prochaine à Agay-Roches-Rouges.

 

Texte du message

Mon cher Jean-Paul,

Plus de 4 ans déjà, mais pour nous tous c’était hier. C’est à moi qu’il incombe aujourd’hui d’évoquer ta mémoire. Je suis très honoré d’avoir à le faire et je le fais avec émotion et fierté. Je ne doute pas qu’à travers les quelques phrases que je vais prononcer, tous ceux qui t’ont bien connu retrouveront l’essentiel des traits de ta riche personnalité.

 

Tu étais avant tout un homme de coeur. Tu appartenais à cette catégorie d’officiers pour lesquels commander n’a de sens que si l’exemplarité est la règle. Ne rien exiger des autres qu’on ne puisse faire soi-même, avec en permanence cette humanité, ce sixième sens, cette sensibilité exacerbée, permettant d’encourager les plus humbles au dépassement d’eux-mêmes, de reconnaître leurs efforts et leurs mérites, même si les résultats n’étaient pas toujours au rendez-vous. Tu ne volais pas au secours de la victoire mais tu avais à coeur de les amener tous au succès en les encourageant, en gagnant leur confiance, leur estime et même souvent leur amitié.

 

Tu étais aussi un homme de devoir. Normal me direz-vous pour un officier mais je vais m’en expliquer. Etre un homme de devoir c’est être pour moi un homme de parole, quelqu’un pour qui le respect de la parole donnée est toujours une impérieuse nécessité. Ne rien dire ou promettre qu’on ne puisse tenir. Etre crédible en toutes circonstances. Peu nombreux sont aujourd’hui ceux qui peuvent se targuer d’un tel niveau d’exigence. Jean-Paul l’avait, et c’est une des raisons pour lesquelles ses qualités humaines étaient hors du commun.

 

Que dire enfin du camarade de promo. Il forçait naturellement le respect et son aura était exceptionnelle. Je ne dirai rien enfin du mari et du père qu’il fut. Michèle son épouse, Jean-Philippe, Bruno et François-Xavier ses fils seraient en droit de me trouver bien impudent d’oser aborder un sujet qui n’appartient qu’à leur intimité familiale et que je ne peux qu’imaginer d’une extrême richesse. Qu’il me soit cependant permis de leur dire qu’ils avaient, un mari et un père, que l’on a tous été très heureux de connaître.

 

Jean-Paul, c’est la promotion «Plateau des Glières» toute entière, qui te le dit avec moi:

« T’avoir connu nous a rendu heureux et nous aimerions tant que tu sois encore parmi nous. Nous nous honorons d’avoir été tes compagnons et tes amis. »  

 

A bientôt Jean-Paul, l’esprit promo qui nous nous anime, jamais ne disparaîtra.

Nous allons te le montrer aujourd’hui en évoquant devant toi la mémoire des 32 camarades qui, comme toi, nous ont prématurément quittés.

 

A suivre, l’appel des camarades décédés fait par Claude Drancé et Jean-Claude Decomble, le dépôt de gerbe, la minute de silence puis le chant de «La Prière» qui marque la fin de la cérémonie au cimetière.