Le CV de Jean-Paul SILVY, 

 par Hervé NEVEU.

Notre camarade Jean Paul SILVY est né le 05 juin 1946. Il obtient son bac en juin 1963 et serait entré à l'école normale en septembre 1963. Il commence sa carrière militaire le 01 septembre 1964 comme appelé du contingent au  13éme RDP, selon Jean-Pierre ROUANET, son voisin de chambre à Coet et artilleur sol-air comme lui. Il "rempile" et décide de faire une carrière militaire. Il obtient le brevet parachutiste le 17 avril 1968.

A la sortie de l'EMIA, Jean Paul choisit l'artillerie sol-air. A la sortie de l'école d'application il est affecté au 402ème régiment d'artillerie à LAON (02). Il sera remplacé dans son poste deux ans plus tard, lorsqu'il entre à l'EOGN par Jean Pierre ROUANET.

Il entre donc, sur concours, à l'école des officiers de gendarmerie  à MELUN le 12 septembre 1973 en même temps que notre camarade Daniel MARCHANDIN. A la sortie de l' EOGN il est affecté à l'escadron 2/16 de gendarmerie mobile en résidence à AURILLAC (Cantal).

Le 1ier août 1978 il est affecté à la DGGN comme rédacteur au bureau "méthode informatique" et entame  une carrière à dominante technique. Il suit donc les stages "info 1" (1978/1979) et "info 2" (1985/1986). Il obtient le DT "mécanographie-ensembles électroniques" en 1980. D'octobre 1982 à juin 1983 il suit les cours de l'école supérieur de l'électronique de l'armée de terre à CESSON SEVIGNE.

De 1984 à 1987 il commande la compagnie de gendarmerie de COURBEVOIE (92) dans la petite couronne parisienne.

De 1987 à 1990 il est affecté à l'EOGN.

De 1990 à 1994 il est affecté dans les services administratifs et techniques de la région de gendarmerie d'ile de France. Puis à la DPSD jusqu'à l'été 1999 où il rejoint l'état major de la région PACA à MARSEILLE en qualité de chef du bureau logistique. Il demande à faire valoir ses droits à pension de retraite à compter du 31 mai 2003 (limite d'âge de son grade) après 38 ans et 9 mois de service. Il prend un contrat de réserve opérationnelle pour une durée de 5 ans. Il sera promu colonel de réserve en 2007. Il renouvelle son contrat de réserviste et est radié pour limite d'âge en 2009.

Titulaire d'un DEA de gestion (1984), Jean Paul était décoré de la médaille de l'ONM (1987) et de la médaille de chevalier de la LH (2002).

Jean Paul était marié et papa de 2 enfants, 1 fille Bénédicte née en 1971, handicapée (tétraplégique) à la suite d'un accident de circulation (accident de scooter, semble t-il - elle était déjà en fauteuil roulant lorsque je l'avais revu lors d'un concert au quartier des Célestins entre 1996 et 1999) et 1 garçon Ludovic né en 1973 actuellement Mdl/Chef de gendarmerie à la brigade nautique de MARTIGUES et en cours de reconversion pour un emploi à la police municipale de MARTIGUES.

Il s'était retiré à CEYRESTE dans la commune où semble t-il il était né.


Mail de Daniel Uguen à Pierre Piva, François Cristofani, Raymond Alentado et Jean-Michel Happe

 

 

Merci à tous les quatre, Pierre Piva, François Cristofani, Raymond Alentado et Jean-Michel Happe (en la personne de son représentant), d'avoir dignement représenté la promo lors des obsèques de Georges Périni à Toulon, samedi 15 avril. En de telles circonstances, il ne saurait être question d'adhésion ou de cotisation à quelque association que ce soit. Outre les considérations personnelles d'amitié, un seul critère nous importe. Faire partie des 188 qui en juillet 1970 sortaient officiers des écoles de Coëtquidan. Ce seul argument doit suffire à faire en sorte qu'aucun des 154 camarades encore en vie, ne puisse partir, le moment venu, sans qu'au moins un ou plusieurs de ses camarades ne soient présents pour l'accompagner.

Lors de la prochaine A.G en septembre, l'ordre du jour réservera un petit créneau à Pierre Piva pour nous relater ce qu'il a vécu.

Je trouve particulièrement émouvant que madame Périni ait pu émettre le voeu d'une éventuelle participation à une réunion promo pour "mieux connaître ceux qui avaient été les frères d'armes de Georges". Ce serait en effet un moment très fort illustrant le caractère sans exclusive de notre association, quelles que soient les circonstances. Nous verrons bien mais elle sera assurément la bienvenue et accueillie comme il se doit.

Tournons désormais nos regards vers un avenir plus festif et plus serein, avec Agay-Roches-Rouges comme prochain objectif.   


Le compte-rendu de Pierre Piva des obsèques de Georges Périni

Bonjour et joyeuses Pâques à vous,

​Les obsèques de Georges Perini se sont donc déroulées le samedi 15 avril‌ à Toulon.

​Nous étions trois représentants de la promo ; nous accompagnaient : François Cristofani, Raymond Alentado plus le neveu (je crois) de Jean-Michel Happe qui lui avait demandé de le représenter et qui est venu nous voir en fin de cérémonie. Le Colonel Riva (TDM) ami de Georges et sa femme. étaient également présents​
J'ai rendu un hommage personnel à Georges et y ai inclus ceux de la promo qui l'avaient connu ou côtoyé en arborant notre l'insigne et en indiquant qu'il symbolisait tous ceux qui, empêchés ou trop éloignés, s'étaient unis à nous par la pensée.

​A ce propos Micheline Fleury-Perini, évidemment très émue, m'a dit avoir été très heureusement surprise du nombre et de la chaleur des témoignages de sympathie reçus ; elle m'a indiqué que cela lui avait fait naître le désir de participer à des réunions promo afin de faire connaissance des anciens compagnons de Georges.
​Bien qu'elle ne soit pas  adhérente à l'asso pour l'instant, j'ai pris l'initiative de lui indiquer que rien ne s'opposait à sa présence à Agay (elle sait que l'hébergement pourrait poser problème).
​Christo a dû lui donner ses coordonnées afin de finaliser cette affaire en organisation je reste à disposition si des contacts supplémentaires étaient nécessaires.
Amicalement
​Pierre Piva


Éloge funèbre de Michel LIMOUSIN prononcé par sa fille Emmanuelle


Vous l’appeliez monsieur Limousin, Michel, le colonel, mon colonel, le général, mon vénérable, James Bond même ;
Nous l’appelions notre père, Papa, Pépé, 

Ceux qui l’ont connu tout petit le nomment encore le petit Michel.

Le petit Michel est né à Saint Pierre les Eglises dans le Poitou. De ce que m’ont rapporté ses cousins, c’était un enfant très studieux qui aimait s’évader dans les magazines Historia (ce qui explique qu’il soit incollable en culture générale) ou dans l’atelier de tapisserie de son oncle (d’où son goût et ses dons pour l’ébénisterie). 

Je sais qu’il s’est assis sur les bancs de l’école de Chauvigny, où il a rencontré maman, pour preuve une photo de fête où ils sont tous les deux costumés en chinois.
Ils étaient faits pour se rencontrer et voyager ensemble ces deux là !
 
Avant de partir au-delà des mers il a essuyé ses culottes à l’institution Saint Gab’ de Saint Laurent sur Sèvres puis, s’étant destiné à la carrière de militaire, il est passé par Coëtquidan avant de rejoindre les troupes de marine.
Ce sont ces troupes de marine qui l’ont amené à découvrir Vannes tôt dans sa carrière et à y séjourner à plusieurs reprises.
 
C’est une époque que je n’ai pas connue, alors je vais vous parler de notre père à partir de mes souvenirs.
 
D'abord, c’est une photo de lui jeune homme à Tabouk dans le fin fond de l’Arabie Saoudite, fin, bronzé, avec sa barbe noir corbeau (c’est de là qu’elle vient). C’était sa première mission outre-mer et j’étais trop petite pour m’en souvenir. C’était notre premier grand voyage à tous.
Car Papa nous a permis de parcourir et découvrir le monde avec lui, au gré de ses mutations et de ses passions. Grâce à lui nous avons pu admirer 1000 paysages, respirer 1000 parfums, rencontrer et apprendre à connaître les visages et cultures de toutes ces contrées où nous avons séjourné.
 
A Nouméa nous avons appris le goût du jus de coco fraîche, le rouge des flamboyants, le parfum des fleurs de tiaré, la magie des fonds marins qu’il parcourait et d’où il rapportait des coquillages aux formes et couleurs qu’on ne peut voir que dans les contes de fée ;
Dans notre jardin à la Réunion il m’a appris à reconnaître les constellations et c’est avec lui que j’ai vu les nuages de Magellan lors d’une marche nocturne inoubliable au Piton de la Fournaise ;
Ensuite Baden Baden, en Allemagne, où nous avons découvert un autre climat, la forêt noire et la Giepfel March.
C’était avant Djibouti, son cagnard, où nous avons rencontré Jordan et Maria, et enfin Dakar la rythmée.
 
Sa dernière grande occupation : la généalogie, ce qui nous ramène à ses premières amours : l’histoire, ses dates et ses secrets.

 
Vous l’appelez monsieur Limousin, Michel, le colonel, mon colonel, le général, mon vénérable, James Bond même ;
Nous l’appelons notre père, Papa, Pépé.




Tribulations d’un capitaliste au pays du socialisme appliqué

 

A Cuba, les panneaux vantant le socialisme, la révolution et ses leaders, remplacent avantageusement les panneaux de signalisation. Après deux jours de matraquage intensif, je me convertis au socialisme et épouse désormais la révolution permanente cubaine.

Pour commencer, nous rétribuons généreusement nos retraités (1).

Nous les logeons dans des immeubles flambant neufs qui favorisent la cohabitation intergénérationnelle (2).

Pour conserver leur santé nous les incitons à marcher, à pédaler, à monter à cheval, en évitant soigneusement l’acquisition d’une voiture, signe d’un capitalisme décadent.

Pour les plus méritants, nous avons conservé les voitures américaines prérévolutionnaires, complétées par des limousines confortables, telles que MOSCOVA ou LADA de notre grand frère soviétique, aux solides lames à ressort, aux vitres à manivelle, avec de la rouille en guise de chromes.

Nous avons même inventé deux sortes d’essence : l’essence régulière pour la vaillante population cubaine et l’essence spéciale pour les voitures capitalistes. Accompagné de notre système génial d’absence de signalisation, les capitalistes s’égarent et tombent en panne. Par contre, notre essence régulière qui alimente des camions soviétiques, remarquables par leur bruit sonore et l’échappement de gaz noirs, permet au peuple cubain de respirer à pleins poumons l’odeur du progrès socialiste.

Nous sommes particulièrement fiers de notre flotte de transport aérien, composée de six avions récents du type ILLOUCHINE 96 300, dont le monde entier envie la ponctualité (3).

Nous menons également une politique audacieuse d’infrastructures. Les bords des routes sont régulièrement désherbés, à la main évidemment, pour les déplacements pédestres de nos travailleurs. Par contre, nous conservons soigneusement les nids de poule (d’autruche) et la tôle ondulée, nous ne signalons pas les rares chantiers et nous réparons les routes sur toute leur largeur, participant ainsi à la dégradation des voitures capitalistes.

Dans le même esprit, nous avons créé deux monnaies : le peso cubain pour la population laborieuse et le peso convertible pour les capitalistes étrangers. Ainsi, ces derniers paient  nos produits 70 fois plus chers. Peu de banques ne distribuent le peso convertible et seulement à des heures restreintes. Le dollar US et les cartes AMERICAIN EXPRESS sont bannis de notre paradis socialiste.

Pour ne pas stresser nos vaillantes ménagères, nous avons supprimé l’embarras du choix. Dans nos magasins, il n’y a qu’un article par catégorie de produit. Dans nos pharmacies, les rayons sont vides de tout médicament capitaliste. Ainsi, nos magasins sont peu encombrés et les clients peuvent faire leurs achats en quelques secondes.

Nous avons évidemment nationalisé le tourisme. Les hôtels appartiennent à l’Etat, ce qui garantit leur entretien permanent et le zèle des personnels. Le sens de l’organisation de ces derniers, leur souplesse et leur solidarité sont exemplaires (4).

Nous tolérons que nos vaillants jeunes filles vident les bourses (et les burnes) des mâles capitalistes pervertis.

Nous sommes très fiers de notre système éducatif, car nous formons les chômeurs les plus diplômés de l’Amérique latine. Avec notre ami HUGO CHAVEZ, nous troquons nos médecins contre le pétrole vénézuélien. Pour protéger nos enfants contre la contagion capitaliste, nous les encadrons fermement. Au programme : ordre serré et apprentissage de slogans révolutionnaires.

Contrairement aux pays capitalistes, nos braves travailleurs manifestent toujours pour le régime en place.

Vraiment, comment ai-je pu être capitaliste pendant 73 ans ?

 

 

(1)  Le père de mon ami ERNESTO touche une retraite mensuelle de 10 € après 46 ans de travail comme fonctionnaire.

(2)  ERNESTO, 27 ans, habite un petit appartement à BARACOA, dans un immeuble néostalinien, noire de crasse, avec ses 2 parents, son épouse, son fils, sa sœur et l’enfant de cette dernière..

(3)  Le vol France – Cuba a été reporté à 3 reprises. Le vol Cuba – France avait 24 heures de retard.

(4)  80% des hôtels 4 étoiles présentent une installation électrique et sanitaire défectueuse. J’ai essayé VAINEMENT de faire préparer une surprise pour l’anniversaire de mon amie dans un hôtel de luxe.

 


Un légionnaire sur la piste des étoiles ou chronique d’une retraite active.

 

Non, je n’aspire pas au grade de Général. Plus terre à terre, je veux vous parler de mes pèlerinage à SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE, car COMPOSTELA se traduit par champ des étoiles. Je veux aussi vous parler de mes treks (n’en déplaise aux puristes de la langue française, trek est une marche en haute montagne) dans l’Himalaya, dans les Andes ou dans les Cévennes, tout près des étoiles.

Juin 1991 : Je prends la retraite avec le grade de Lieutenant-colonel, bénéficiant de l’article 5 (donc avec la retraite de Colonel).

Je reste encore un an dans mon affectation pour finir un projet.

Puis, avec mon épouse Heidi et ma fille Nathalie,    nous nous installons dans notre petite maison dans l’arrière-pays de MONTPELLIER. Nous avions fait construire ce pavillon, alors que j’étais jeune Lieutenant (avec les moyens d’un jeune Lieutenant) pour avoir un pied-à-terre en France entre deux mutations.

Heidi retrouve rapidement un travail intéressant.

Je m’investis dans l’agrandissement de notre terrain et de notre maison : construction d’une annexe indépendante avec deux chambres et une salle d’eau, d’une piscine, de deux vérandas, d’un atelier de travail, d’un garage, d’une cuisine d’été et de suite. Je raccorde les eaux usées, refait la clôture, installe un arrosage automatique et fournit les voisins en fruits et légumes de mon jardin.

Je n’ai jamais exercé le moindre métier manuel. Mais, je mets un point d’honneur à faire tout moi-même et seul. Devenu expert, j’aide bénévolement mon frère et mes voisins pour leurs petites constructions (six portails dans le village portent ma signature).

Je donne des cours de langue à l’EAI.

J’adhère à l’amicale des anciens légionnaires de NIMES.

J’assiste à chaque commémoration de CAMERONE (pendant l’époque bénie où le COMLE invitait encore les officiers képi blanc).

J’anime le club de randonnée dans mon village.

Je vérifie les comptes de notre copropriété dans les Alpes.

Je cours, je marche, je skie.

Nous voyageons peu, car c’est la 1° fois de notre vie que nous sommes dans nos murs et nos meubles. Et nous y sommes bien.

Bref, je mène la vie tranquille d’un retraité banal.

 

2002 : J’ai 63 ans. Tout bascule. Je souffre d’une sciatique paralysante et suis opéré d’urgence. Après 17 mois de convalescence, je ne peux plus pratiquer mes sports favoris, à savoir la course à pied et le ski. Une fracture du pied, une phlébite et quelques coliques néphrétiques m’achèvent et m’ôtent toute confiance en mes facultés physiques. Pour me ressaisir, un pèlerinage à SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE s’impose.

Octobre 2003 : Pour tester notre résistance, mon épouse Heidi et moi décident de faire le « Cœur de Gascogne », un circuit de 165 km en 6 jours dans le Gers. Mon frère qui habite la région, assure le soutien logistique. Une partie du circuit suit le chemin du PUY EN VELEY, entre LECTOURE et CONDOME, emprunté depuis 11 siècles par les pèlerins.

Août 2004 : Notre premier pèlerinage nous conduit de RONCEVALLES à SANTIAGO DE COMPOSTELA sur le CAMINO FRANCES (chemin français) en passant par BURGOS  et LEON. Nous marchons 760 km en 28 jours avec un sac de 15 kg chacun. Nous logeons dans des auberges de pèlerin, puis dans des pensions ou chambres d’hôte.

Heidi a des ampoules dès le 1° jour. Je souffre d’une tendinite dans la jambe droite. Une vieille blessure à l’épaule gauche se rappelle à mon bon souvenir et me force de porter le sac sur une épaule en fin de parcours.

Coupés de nos racines et hors du temps, nous retrouvons les valeurs essentielles de la vie. Nous avons suivi à la lettre les recommandations du parfait pèlerin (déposer une pierre de notre maison au CRUZ DE FERO, assister à la messe du pèlerin dans la cathédrale de SANTIAGO, valider notre effort par l’attribution du certificat de pèlerin en latin), mais la dimension spirituelle du pèlerinage nous a pas touchés. Par contre, pendant plusieurs mois, nous avons ressenti une sérénité d’esprit à toute épreuve et un détachement des valeurs matérielles.

Octobre 2005 : Nous effectuons un trek de 12 jours au Népal. Des porteurs acheminent le gros de nos bagages. Nous mangeons et dormons dans des Lodges rudimentaires.

Notre circuit part de POKHARA (altitude 820 m), emprunte les terribles escaliers d’ULLERI (500 m de dénivelé positif sous forme de marches naturelles) et nous conduit pour un lever du jour face à l’ANAPURNA sur le POONHILL (3.193 m). Nous descendons vers TATOPANI (1.0190 m) pour suivre la vallée du KALI GANDAKI jusqu’à MUKTINATH (3.800 m). Puis, nous retournons vers JOMSOM (2.710 m), juste avant les premières chutes de neige.  Le KALI GANDAKI est la vallée la plus encaissée du monde, entourée de tout part par des sommets de plus de 7.000 m. MUKTINATH est un lieu de pèlerinage hindou. Pendant le trek, nous étions totalement coupés de la civilisation. En dehors de l’hélicoptère, aucun engin motorisé ne peut emprunter ces sentiers.

Septembre 2006 : Riche de notre expérience népalaise, nous programmons deux treks au Pérou.

Après 60 heures de voyage en avion et en car, entrecoupé de 12 heures de sommeil, nous effectuons un trek d’acclimatation dans la cordillère blanche à HUAYPAN au Nord de LIMA.

Le lendemain, nous entamons notre 1° trek qui cumule à 4.750 m au col de PUNTA UNION. Nous marchons pendant 4 jours et couchons sous la tente. Nos bagages sont portés par des mulets.

Après quelques visites touristiques, nous marchons une journée sur les bords du lac TITICACA à 3.810 m.

Le 2° trek nous conduit de CUZCO (capitale de l’empire inca) à OLLANTAYTAMBO (près du MACHU PICCHU) à travers la cordillère VILCABAMBA. Nous franchissons 4 cols entre 4.000 et 4.700 m en 4 jours.

Le manque de sommeil initial, l’altitude (12 jours entre 3.500 et 5.000 m), l’amplitude thermique (-12° à +30°) et atmosphérique (0 à 5.000 m), les chocs climatiques (mer, désert, haute montagne, forêt tropicale) et le relief accidenté ont mis nos organismes à rude épreuve.

Octobre 2007 : Nous reprenons le chemin de SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE par le CAMINO DEL NORTE (chemin côtier). Partant d’HENDAYE, nous traversons BILBAO et SANTANDER. Après 14 jours de marche et 300 km de distance, à travers une très belle région, mais dans des conditions climatiques épouvantables, nous nous arrêtons à RIBADESELLA. Heidi souffre d’une inflammation des cervicales et ne peut plus porter son sac. Nous nous promettons de reprendre le chemin en 2008 pour arriver le 17.09., journée d’anniversaire de mon épouse, à SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE.

Février 2008 : Nous partons pour la Patagonie. Au programme : 3 treks légers.

Après un vol retardé de 24 heures, nous partons dans la foulée pour notre 1° trek dans le parc national de LAPATAIA, près d’USHUAIA, à 180 km au Nord du Cap Horn. Un tampon dans notre passeport témoigne que nous étions à la FIN DEL MUNDO.

Quelques journées plus tard, nous sommes à PUERTO NATALES au Chili pour visiter le parc national de TORRES DEL PAINE (tours de PAINE). Un trek de 19 km et de 1.000 m de dénivelé positif sur une moraine nous conduit au pied des TORRES DEL PAINE. Les trois tours s’élancent sur plus de 1.000 m à la verticale vers le ciel. A leur pied, un glacier se jette dans un lac de couleur émeraude, saupoudré d’icebergs. Dans ma vie de globetrotteur, je n’ai jamais vu un si beau spectacle.

Nous retournons à EL CALAFATE en Argentine pour escalader le glacier PERITO MORENO.

Puis, nous continuons vers EL CHALTEN, au pied du FITZ ROY (3.405 m), paradis des randonneurs du monde entier. Notre premier trek s’arrête sur le glacier de cette montagne (18 km, + 900 m). Le lendemain, nous allons au LAGO TORRE, au pied du CERRO TORRE, pour admirer les icebergs.

Le voyage se termine par une traversée en bus de la Patagonie sur la mythique route 40 jusqu’à la presqu’île de VALDES dans l’océan atlantique.

Mai 2008 : Heidi décède brutalement. Le monde s’écroule. Comme Job, j’ai mal à la vie. Terminer notre projet commun sur le CAMINO DEL NORTE s’impose naturellement.

Septembre 2008 : Je parcours 380 km en 14 jours, dont deux étapes de 40 km. Partant de RIBADESELLA, je passe par GIJON et RIBADEO pour arriver le 13.09. à SANTIAGO. En attendant l’anniversaire de Heidi, je m’installe à NOIA, paisible port de pêche à 50 km de SANTIAGO. Je me « lie d’amitié » avec SANTA DOLORES, dans l’église SAN MARTIN. Elle m’aide à accepter l’inacceptable. Enfin, je suis devenu pèlerin dans le sens spirituel du terme.

Août 2009 : Comme l’an passé, je veux me recueillir à SANTIAGO pour l’anniversaire de Heidi. Cette fois-ci, je choisis le CAMINO CLASSICO. Je parcours 80 km en 3 jours d’HENDAYE à DEBA en passant par SAN SEBASTIAN. Je n’ai pas pris en compte que cette région touristique est surpeuplée pendant cette période. Je ne trouve pas à me loger et dois faire moult détours. Finalement, j’abandonne.

Octobre 2009 : Je reprends mon périple à OVIEDO. Je passe par LUGO et MELIDE. Après 270 km en 12 jours, j’arrive à SANTIAGO.

En franchissant la cordillère CANTABRICA, dans les nuages, je compose mon 1° poème en français : La complainte du pèlerin.

Avril 2010 : 2010 est une année jacquaire. Le pape Benoit XVI a manifesté son intention d’aller à SAINT JACQUES à cette occasion. Il y aura donc foule de pèlerins sur tous les chemins. Alors, je décide de marcher en France et de me rendre en voiture en Espagne pour l’anniversaire de Heidi.

Je marche du PUY EN VELEY jusqu’à CAHORS, soit 340 km en 14 jours. Je rencontre le soleil, la pluie et la neige sur le plateau de l’AUBRAC.

Septembre 2010 : Je fais un aller-retour en voiture à SANTIAGO. Je me ne sens pas à ma place comme simple touriste dans la foule de pèlerins.

Novembre 2010 : Je dois me faire implanter une prothèse dans la hanche droite.

Avril 2011 : Je marche de CAHORS à LECTOUR, soit 120 km en 5 jours. A CASTET ARROUY, mon genou gauche me lâche. Je dois rentrer.

Septembre 2011 : Avec une hanche neuve, des genoux lubrifiés et des semelles orthopédiques, je reprends mon chemin à LECTOUR. 12 jours plus tard et 250 km plus loin, j’arrive à SAINT JEAN PIED DE PORT. Ce périple m’inspire le poème « Sur le chemin de SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE ».

Je rentre en train et pars le lendemain en voiture à SANTIAGO pour honorer l’anniversaire de Heidi.

Octobre 2011 : Je subis une opération d’un cancer fréquent chez les hommes de mon âge.

Avril 2012 : Robert Louis STEVENSON, auteur écossais de « L’île au trésor », a parcouru les Cévennes du PUY EN VELEY à ALES. Ayant goûté à quatre reprises aux joies des chemins de SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE, je décide de suivre ses traces sur un parcours réputé difficile.

Je marche pendant 5 jours et parcours 100 km. A LUC, la neige tombée en abondance me force à l’abandon. Cette marche solitaire m’a inspiré le poème « Le chemin de STEVENSON ».

Septembre 2012 : Cette année, j’irai à SANTIAGO, la douleur aux jambes et l’espoir au cœur. Je marcherai avec Martine, une fringante pèlerine rencontrée sur le chemin en 2011 qui m’accompagne depuis dans ma vie. Elle veut terminer le tronçon LEON – SANTIAGO qui lui manque.

Nous parcourons 320 km en 13 jours sur le chemin français. Je suis dans la cathédrale de SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE pour l’anniversaire de Heidi.

Avril 2013 : Martine et moi voulons partir de sa maison dans le Lot et Garonne, rejoindre la voie du littoral, ouverte depuis peu, puis continuer par le chemin côtier en Espagne jusqu’à SANTIAGO.

Voulant assister à tout prix à la cérémonie de Camerone, où le Général GUIGNON, mon père spirituel à la Légion, porte la main du Capitaine DANJOU, notre fenêtre de tir se réduit à 7 jours.

Nous parcourons 170 km pour arriver à YCHOUX, à quelques kilomètres de la voie du littoral.

Septembre 2013 : Nous reprenons notre chemin à travers les Landes et marchons pendant 8 jours sur un parcours particulièrement difficile. Après 180 km, mon genou gauche se bloque. Je rejoins SAINT JEAN DE LUZ en taxi. C’est fini.  Mon poème sur « Le chemin de SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE dans les Landes » est plutôt amer.

Avril 2014 : Je suis à nouveau sur le Chemin de STEVENSON à LUC. Je parcours 90 km en 3 jours. Le dimanche de Pacques, j’arrive à FLORAC, après 10 heures de marche épuisante, sous une tempête de neige au Signal de BOUGES (1.421 m). Je me résigne à un 2° abandon.

Novembre 2014 : Je me fais opérer du genou gauche.

2015 : Entretemps, j’ai 76 ans. Dans toute ma vie, je ne suis jamais resté sur un échec. Si Dieu le veut, je reprendrai donc cette année les chemins de SAINT JACQUES et de STEVENSON.

Wolf ZINK



LE LION D’ALI SABIEH

Le 23.06.1977, je prends le commandement de la 3° compagnie de la 13° DBLE à ALI SABIEH (DJIBOUTI). Le tableau d’effectifs comporte une animalerie impressionnante : des cochons, des ânes, deux guépards et un lion.

Les cochons sont destinés à améliorer l’ordinaire des légionnaires.

Les ânes, initialement prévus à nourrir le lion, ont la vie sauve sur la demande insistante d’une épouse. Le 03.10.1977, l’ânesse met bas un ânon nommé PARTAGAS, en honneur à son père spirituel, un officier du BOI, particulièrement apprécié à la Compagnie.

Les guépards, en liberté dans le camp, sont accusés de tous les maux par la population locale. Le 01.07.1977, je les fais mettre en cage.

CHIFTA, bandit de grand chemin en langue somalienne, est un magnifique lion. Il habite une cage en face du bureau du commandant de compagnie sur une petite colline. Le lendemain de la passation de commandement, le Caporal-chef, gardien du fauve, ayant abusé des festivités nocturnes, ne trouve rien de mieux que de dormir dans la cage du lion. Je suis alerté par les hurlements de l’intéressé, lorsque le lion se couche sur lui. Mon adjoint, le Capitaine MILLET, surveille la scène, prêt à abattre l’animal de son pistolet. Finalement, le lion se lasse et le Caporal-chef finit sa sieste en prison.

En septembre 1977, le Colonel COULLON, chef de corps, m’annonce la triste nouvelle : le camp d’ALI SABIEH sera remis à l’armée Djiboutienne. Je dois laisser un quartier immaculé, créer une nouvelle installation dans l’enceinte de GABODE, près de la ville de DJIBOUTI, évacuer mes hommes et leurs familles, ainsi que la totalité du matériel, mais sans les animaux.

Mon ami, le Capitaine DEROUSSEAUX DE MEDRANO, patron de l’Escadron de Reconnaissance d’OUHEA, me propose gentiment de prendre en charge nos animaux. L’évacuation des cochons et des ânes ne pose aucun problème. Le transport des guépards se solde par la mort accidentelle d’un des fauves.

Par contre, CHIFTA nous fait des soucis. Ayant installé une cage de transport à coté de celle du lion, avec une chèvre vivante à l’intérieur, j’espère que le lion avalera cette proie. Un Sergent, armé d’un fusil, se tient sur la cage de transport pour la fermer au moment propice. Pendant plusieurs jours, les beuglements de la chèvre n’incommodent nullement notre lion. L’Adjudant-chef REUL, mon adjudant de compagnie, propose de pousser le lion avec la lance à incendie. CHIFTA prend stoïquement sa douche et ne bronche pas.

Nous faisons alors appel au vétérinaire de DJIBOUTI pour endormir le fauve. C’est l’Adjudant-chef MUNDHENKE, infirmier-major de GABODE, qui apporte le pistolet du vétérinaire et les produits anesthésiants. Bien sûr, le pistolet ne marche pas. Courageusement, MUNDHENKE rentre dans la cage et injecte le produit avec une seringue. CHIFTA ne bronche toujours pas. Après trois injections, il s’écroule. MUNDHENKE, pensant avoir dépassé la dose, fait des massages cardiaques au lion.

Enfin, CHIFTA est dans la cage de transport, la chèvre a la vie sauve et l’Escadron de Reconnaissance charge le lion sur un camion. Ouf !!!

Le camion dévale la petite colline, les freins lâchent, le camion se renverse, la cage de transport s’ouvre et le lion se trouve en liberté. Heureusement, il est trop commotionné pour opposer la moindre résistance.

Ainsi, le lion d’ALI SABIEH rejoint son congénère MAO à OUHEA.

Wolf ZINK


L’apprentissage du français à la Légion Etrangère

 Il y a quelques années le chef de corps du 4° Régiment Etranger me fait visiter son régiment. Il me montre fièrement les cabines de langue et m’explique le binômage (mot qui n’existe dans aucun dictionnaire, action qui consiste à associer un légionnaire non-francophone avec un légionnaire francophone). Je me rappelle alors mon parcours linguistique ou  comment un nul en langues peut décrocher au baccalauréat en 1969 à STRASBOURG un 15/20 en philosophie et un 14/20 en français, puis  à l’examen de l’EMIA en 1970 un 16/20 en technique d’expression écrite, meilleure note de la promotion.

1955 MAYENCE (Allemagne) : Je quitte le lycée après une troisième qui ne restera pas dans les annales. Mon professeur de français estime « que certains n’apprennent jamais cette langue et d’autres encore plus tard ». Je suis dans cette dernière catégorie.

Septembre 1960 STRASBOURG : Je m’engage à la Légion Etrangère. Mon apprentissage de la langue de VOLTAIRE commence immédiatement. Le gradé de semaine procède à l’appel nominatif. Les réponses du type « présent, hier, oui, ja » fusent ; toutes sanctionnées par un coup d’accélérateur dans le derrière. Enfin, un ancien répond « présent Caporal-chef » et échappe à la sanction. J’annone à mon tour « présent Caporal-chef » et préserve mon derrière. J’ai tout compris !

Le lendemain, un autre gradé de semaine nous appelle en commençant par la fin ; « ZINK ». « Présent Caporal-chef ». Coup d’accélérateur. Ce jour-là, le gradé de semaine était un Sergent.

Octobre 1960 SAIDA (Algérie) : Je suis l’instruction de base à la 4° Compagnie du Centre d’Instruction N° 2 du 1° Régiment Etranger. La langue véhiculaire est alors l’allemand. Dans sa grande sagesse, le commandement décide que nous devions parler français. Il édite un fascicule comportant, à côté d’un dessin, les mots essentiels, tel que képi ou boite de bière. En même temps, une heure par jour sera consacrée à l’apprentissage du français. Les chefs de section, étant à l’époque les seuls francophones, sont chargés des cours.

Or, mon chef de section est un Adjudant italien. Voici un de ses cours en écriture phonétique : « Za z’ette oun pantaléone ! Qu’est que ze za ? ». « Z’ette oun pantaléone ». Arrive le tour de Gaston, notre seul francophone. « C’est un pantalon, mon Adjudant ». « Connarrrrrrrrrrrd, yo te dis que z’ette oun pantaléone ». La séance se termine quand notre titi parisien imite parfaitement l’accent italien de l’Adjudant.

Mars 1963 BONIFACIO : C’est le dernier jour du peloton sous-officier. Je suis fier d’être sorti en tête. Tout s’écroule quand je tape sur la main d’un sous-officier trop entreprenant pour mon intégrité physique. Je me trouve aussitôt au trou. En guise d’explication, le commandant d’unité me dit : « Je n’aime pas des gens comme toi. Tu retournes en prison ».

Après 30 jours d’arrêts de rigueur (alors que je n’avais écope que 15), on me radie du stage et m’expédie en Algérie. J’atterris à la 4° Compagnie Portée du 2° Régiment Etranger d’Infanterie. Je suis toujours Caporal et je ne sais toujours pas écrire la moindre phrase en français.

 Mai 1963 DJENANE ED DAR : Le Capitaine GUIGNON, commandant de compagnie, intercepte au réveil un légionnaire qui porte le petit déjeuner au Sergent-major B, chef des services administratifs de l’unité. C’est le Capitaine qui s’en charge. Une heure plus tard B part pour COLOMB BECHAR aux arrêts. Je suis alors propulsé au bureau de compagnie pour combler les effectifs. Avec un Caporal hongrois et un légionnaire allemand, nous formons une fine équipe.

Je suis chargé de taper sur une machine à écrire antédiluvienne les rapports du Capitaine GUIGNON, une des plus fines plumes de l’armée française. Je tape le jour et souvent la nuit jusqu’à ce que le document soit exempt de fautes de français et d’orthographe. A ce rythme j’apprends vite….….

Août 1979 DJIBOUTI : J’obtiens le certificat militaire de langue allemande du 3° degré. Pour moi, c’est évidemment un certificat de langue française.

 Osons une conclusion. Si nos sous-officiers non-francophones obtiennent de très bonnes notes dans les stages nationaux, il y a essentiellement deux raisons.

D’abord, ils préfèrent le geste à la parole. Je me souviens d’avoir épaté mes chefs et mes camarades en 1967 à l’Ecole Militaire de STRASBOURG en appliquant intégralement, pour une séance d’ordre serré au fusil, la méthode enseigné par le Caporal REGAS VAL en 1961 à AIN EL HADJAR.

Ensuite, ils n’utilisent que le mot juste. On ne met pas une balle, mais une cartouche dans un chargeur.

 Pour illustrer mes propos, je vous conte une dernière anecdote. En 1966 pour l’examen du Brevet d’armes N° 1 à DJIBOUTI, la pédagogie étant alors la dernière trouvaille de l’armée française, il fallait éveiller l’intérêt des élèves à chaque séance d’instruction. Le Sergent T, espagnol ténébreux, râblé, velu comme un singe, avec des yeux noirs perçants, s’adresse ainsi à six appelés terrifiés : « L’embouscade est quelque chose de terrrrible ! ». Et joignant le geste à la parole : « D’abord, on égorge, ensuite, on toue ! »


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salut  Jean
 
peux tu mettre  en ligne le blog (historique  de  sa famille ) de Bruno de Chillaz
 
http://www.chuckspeed.com/de_Chillaz/Bruno.htm
 
amicalement
 
Gilles GAMBA


Avis de décès du Baron Bruno de CHILLAZ

La Baronne Bruno de Chillaz, son épouse, le Baron et la Baronne Pierre-Emmanuel de Chillaz, M. et Mme Christophe Coadour, le Baron et la Baronne Jean-Christophe de Chillaz, ses enfants; Alexis, Guillaume, Clotilde, Isaure, Claire et Aymeric, ses petits-enfants; le Baron Olivier de Chillaz, son frère ont la tristesse de vous faire part du décès du Baron


                             Bruno de CHILLAZ,

chef d'escadron (H) des troupes de Marine

La cérémonie religieuse sera célébrée en l'église de Fillinges le 3 septembre 2014, à quinze heures, suivie de l'inhumation dans le caveau familial.Cet avis tient lieu de faire-part.



Faire part paru dans Le Dauphiné le 31/08/2014



Eloge funèbre prononcée par Gilles Gamba

FILLINGES, le 3 septembre 2014


Mon Cher BRUNO, cher frère d'armes de la promotion PLATEAU des GLIÈRES

Après un combat inégal face à la maladie, te voilà parti retrouver les tiens dans l'au-delà.

En ce jour de larmes, nous partageons avec émotion la tristesse de ton épouse Agnès, ainsi que celle de tes enfants Pierre-Emmanuel, Laetitia, Jean-Christophe et de toute ta famille.

Nous, ta seconde famille, tes frères d'Armes, celle qui découle du choix hérité de tes traditions familiales, nous nous associons à la douleur des tiens au moment de ton départ.

Sans refaire l'historique de tes ancêtres, je voudrais simplement reprendre deux ou trois faits marquants te concernant.

Le premier remonte à un soir de Novembre 1969, à Coëtquidan dans cette terre de légende Bretonne. Le jour de la remise de nos sabres. Cérémonie solennelle s'il en est.

Soir, où toute la promotion, un genou en terre, nos Parrains après avoir apposé nos sabres sur chacune de nos épaules nous les remettaient, signifiant ainsi notre entrée dans la caste des Officiers.

Je me souviens de ton émotion lors de notre échange quelques temps plus tard au foyer des élèves.

Il s'agissait en effet pour toi, d'une cérémonie d'adoubement, identique à celles qu'avaient pu vivre ton Père et tes ancêtres au service du pays.

Le second point dont je voudrai te rendre hommage, c'est le fait d'avoir été l'un de ceux qui avaient agi afin que notre promotion puisse porter ce nom de légende : "Plateau des Glières".

Certes, ce nom d'épopée n'était que peu connu au sein de nos camarades à l'exception sans doute de quelques savoyards et de férus d'Histoire.

70 ans après cette aventure, où ici en terre de SAVOIE, tous les enfants de notre génération avions été bercés par cette histoire de geste moderne.

Cette volonté populaire qui amalgamait comme à BOUVINES il y a 800 ans, le peuple derrière ceux dont la vocation de tradition consistait dans les circonstances tragiques subies par la Nation à prendre les armes pour les conduire dans la défense de la terre de nos pères.

Certes tu as été comme la majorité des officiers de notre promotion, le jeune Lieutenant "du désert des tartares" de Buzatti.

Les circonstances ne t'ont jamais accordé, à l'image de ton père, ancien officier du premier Spahis marocain et héros de la résistance dans le Limousin, l'opportunité de mettre tes armes au service de la FRANCE et de ton idéal.

Tes obligations familiales t'ont conduit à quitter l'uniforme prématurément sans pour autant te délier du serment contracté en Novembre 1969 dans les landes bretonnes.

Tu as longtemps affirmé au sein des réserves, cet engagement moral, légué par la tradition éthique de tes pairs.

Sans reprendre les paroles du Requiem de MOZART "Lacrimosa Dies illa"

" En ce jour de larmes, toi qui ressusciteras de tes cendres le jour du jugement dernier, fasse que le seigneur t'accorde le repos éternel"

AMEN,

ou comme le disaient tes autres ancêtres Malouins.

KENAVO

ou plus simplement comme nous disons chez nous ici en SAVOIE

ADIEU BRUNO.





de PENFENTENYO


CR de la cérémonie d'action de grâces "de PENFENTENYO"


Nous étions trois représentants la promo (François PERRIN, Denise COATLEVEN et moi-même) à la cérémonie organisée par les enfants de PENFENTENYO à VANNES en mémoire de leurs parents trop tôt DCD.
La cérémonie religieuse, présidée par son Eminence Monseigneur CENTENE, évêque de VANNES a été préparée et animée par François-Régis de PENFENTENYO, le fils cadet de notre camarade de promo. C'était une cérémonie en latin avec les enfants de François-Régis en soutane d'enfants de choeur avec surplis blanc, un "dispositif" auquel nous ne sommes plus trop habitués .... François PERRIN et Denise COATLEVEN se sont éclipsés après la cérémonie pour des raisons familiales.
Les personnes invitées se sont ensuite retrouvées à la maison du couple de François-Régis où un buffet avait été préparé par Virapany, son épouse, aidée dans cette tâche par ses propres parents. Buffet simple mais succulent à base de nems et de pilons de poulets rôtis.
J'ai eu l'occasion de revoir la famille "de SAINT FERGEUX" qui avait recueilli la fratrie "de PENFENTENYO" au décès de Catherine. Je joins la situation familiale et géographique de chacun des enfants.
Parmi les enfants, c'est incontestablement François-Régis qui me fait le plus penser à notre camarade de promo. Lorsqu'il était "ado", il ne faisait pas grand chose à l'école et je me souviens que sa famille d'accueil était très inquiète pour l'avenir de ce "garnement" !!! Il s'est engagé à l'issue de son service militaire effectué chez les chasseurs alpins de Bourg Saint Maurice. Il y a été réaffecté à l'issue de sa formation à Saint Maixent. Il a démissionné après 9 ans d'armée, car l'ambiance dans ce régiment n'était pas terrible, d'après lui, autour des années 1998-2000. Durant cette période il a fait connaissance de Virapany, et avec cette jeune "indochinoise" il a fondé une belle famille. Professionnellement, il s'est alors lancé dans une formation pour reprendre une entreprise d'entretien et de rénovation de bateaux de plaisance. Mais la formation terminée, l'entreprise qui lui avait été promise a été confiée au gendre du propriétaire !!! Attiré par la mer il a fait le métier de matelot à la pèche et à la plaisance en fonction de la demande. Puis, ayant muri et aussi sans doute par nécessité il a repris ses manuels scolaires et a présenté la même année (2006, je crois) le baccalauréat qu'il n'avait pas et le concours d'entrée à l'Ecole de la Marine Marchande. Il a été reçu aux deux et est entré en formation à l'EMM du HAVRE. Il est aujourd'hui officier de pont et peut piloter des navires de 50 mètres. Mais il a l'ambition de piloter des navires "spécialisés" plus importants ou alors des paquebots de croisière. Il entre donc en septembre à l'EMM de NANTES pour une année de perfectionnent. Parallèlement, pour faire bouillir la marmite et meubler les "périodes à terre", il a créer une entreprise de formation aux permis bateaux ... Selon ses proches, il a, semble t-il, un femme formidable, ce que je crois volontiers eu égard à ce qu'elle a eu à gérer dans cette vie déjà bien mouvementée qui ne les a pas empêchés cependant de faire cinq beaux enfants ...
Je n'ai pas vu Marine, la fille aînée. Son époux qui a fait une école de commerce, travaille pour une ONG en lien avec le LIBAN.
Soëzic et Nowen ont épousé des garçons qui sont chefs d'entreprises (PME) dans le bâtiment. Je crois que Soëzic attend un sixième enfant (et dernier, m'a t-elle dit).
Yannick, officier du matériel qui doit être nommé capitaine cet été, est actuellement affecté à CHALON EN CHAMPAGNE.
Je joins à ce point de situation le carton d'invitation que j'avais reçu, la première et la dernière page du livret préparé pour la cérémonie, car il a quelques informations sur cette famille.

Hervé Neveu



François-Régis, fils cadet de Jean-Marie de Penfentenyo. (un petit air de ressemblance)


La fratrie de Penfentenyo






Clément Charrut : réflexions sur les commémorations du 70ème anniversaire des combats des Glières.

1-Il est clair qu'avec le coût de la réunion promo de cette année, cela n'incite pas à d'autres déplacements... Il n'est donc pas étonnant que cela ne suscite pas un "enthousiasme délirant"

 2-Pour ma part, j'en ai un peu marre de cette disproportion inique entre la mise en valeur de la Résistance et la quasi ignorance méprisante à l'égard des troupes régulières: tant celles de 1940 (qui ne se sont pas -loin s'en faut- toutes débandées)  que celles de 42 à 45 dans les campagnes de Tunisie, Italie, France et Allemagne (dont certaines totalement ignorées)

 3-en ce centenaire de 1914/70è anniversaire de la libération complètement dévoyés à des fins idéologiques, vous allez voir que pour 1914, il n'y en aura que pour "ceux des anciennes colonies" (mais pas les coloniaux "blancs" définitivement cantonnés à leur rôle imposé de victimes expiatoires de la repentance coloniale), pour les fusillés (que certaines émissions attribuent déjà par anachronisme en totalité à Pétain alors qu'en 17, il en a gracié les 9/10è et fait fusiller... 49! Pour 1944 il n'y en aura que pour la résistance et à nouveau les Indigènes! Et aussi pour les pendus de Tulle (ce qui risque de nous revenir dans la g. en boomerang quand on en connait les circonstances…) Preuve de la manip idéologique, en lançant les commémorations du centenaire, Hollande dans son discours du 8 nov. 2013 a déjà parlé des tués des anciennes colonies mais n'a pas eu un mot pour les 1.300.000 tués français métropolitains, ni (évidemment!) pour les quelque 22000 français d'AFN (dont les monuments aux morts ont été détruits par ceux qui vont se pavaner à Paris, Verdun et ailleurs avec leur drapeau vert et blanc). Pourtant, "métros" et pieds noirs ayant eu le même taux de pertes (env. 16%) que les maghrébins ou les africains. Pas moins! A ma connaissance seuls des Bretons ont réagi (cf site Boulevard Voltaire).

4-nous n'avons pas eu vraiment le choix de notre nom de promo, souvenons nous-en… Pour ma part cependant je crois avoir fait mon devoir moral vis-à-vis de nos "parrains" des Glières: j'y ai emmené ma famille, j'y ai emmené ma compagnie non en camions mais au cours d'une semaine de crapahut éreintant avec leçon d'histoire et de patriotisme sur les lieux mêmes en arpentant le plateau et en y bivouaquant, pour finir par une descente à pieds vers la nécropole où chacun de mes appelés a défilé lentement devant chaque tombe et visité le musée. J'ai participé à la réunion du 40è anniversaire dont le mérite revient à Lerolle (il est juste, il est temps, il est utile de le rappeler…) qui avait réussi à rassembler un nombre significatif de camarades dans des conditions climatiques plutôt sévères (n'est-ce pas Gisèle Kuntzmann?)

5-Plus perso, autre injustice dans le "devoir de mémoire" si souvent proclamé mais en réalité très sélectif et qui me fatigue! "Plateau des Glières" était le nom d'une place d'Alger en mémoire des maquisards de 44, à l'entrée de la rue d'Isly. C'est là que l'armée française a tiré dans la foule de français avec leurs drapeaux tricolores le 26 mars 62. C'est aussi un 26 mars que la 157è division allemande a donné l'assaut aux Glières. Qui se souvient de l'autre 26 mars, celui des Glières d'Alger? Où se trouve aujourd'hui la place, rue ou stèle aux fusillés du 26 mars 62? Nulle part, alors qu'il y a des lieux en mémoire de membres du FLN ou de petits voyous morts en fuyant la police! Alors Glières est devenu un mot qui me met mal à l'aise, même si je ne renonce pas à y retourner un jour. J'en profiterai pour aller me recueillir à Thones sur la tombe du colonel Godard. Mais qui est ce Godard me dira t-on? C'est ça la mémoire sélective!



Mèl de Bruno de Chillaz reçu le 26 décembre 2013


bruno


à blanchard

Bonjour et bonne année à toutes, à tous. J'ai replongé dans les traitements 7 ans après. Tout était parfaitement calme, les scanners et le reste.

C'est donc (si les analyses le confirment), mon 3e cancer. J'ai hésité avant de l'écrire : un cancer ne vous tue pas, la preuve (provisoire) ! Mais il faut quand même faire attention. La médecine a fait de très gros progrès, particulièrement la médecine nucléaire (grande efficacité, peu de douleurs). En plus, ça recharge votre téléphone et ça allume les néons des boulevards.

Très bonne année à toi, Jean, à tous les tiens ainsi qu'à tous les petits Cos de la Promotion. 

Grosses bises à toutes, tous (tu peux publier)

Bruno de Chillaz
pikadily@aol.com



Eloge du colonel Pierre Carles, docteur en histoire, à la mémoire de notre camarade Jean-Pierre Renaud






De Jean-Jacques Doucet, le 04/02/2012

> Message du 04/02/12 15:58
> De : "Jean-Jacques Doucet"
> A : Jean Blanchard


Salut Blanchard ,

A l'occasion de la sortie du film partisan de Kassowitz  "l'ordre et la morale",  je vous adresse cette lettre que j'ai écrite en réaction à ce film et au livre de Philippe Legorgus. Mes commentaires, qui rejoignent ceux de tous les participants de ce drame, en resteront là.

Je crois que la promo ne tient pas à polémiquer sur le plan politique - ce qui me paraît tout à fait normal - mais je ne peux m'empêcher de faire état de mon vif ressentiment à mes camarades de piaule et de section de la promo.

Amicalement.

jean-Jacques Doucet


A mes camarades,


Vous, Régis et Jean-Yves, morts au combat et vous quatre, A/C Moulié, gendarmes Dujardin, Leroy et Zawardski assassinés à l’arme blanche et aux armes à feu sous couvert d’une visite d’amitié, tous en service, il y a déjà plus de vingt-trois ans et aux antipodes de votre terre natale, vous méritiez de reposer calmement à l’ombre de vos croix. Vos familles méritaient aussi de faire le deuil de votre absence, si cela est possible, fut-ce au prix non de l’oubli mais du seul temps qui passe.

La sortie d’un film partisan de Mathieu Kassovitz annoncé sur l’écran de la télévision à l’occasion d’un documentaire sur le nazisme « Apocalypse Hitler » (…) et le battage médiatique déjà orchestré par des adeptes d’une France lâche éveille en moi un lourd sentiment d’injustice envers nos morts, nos blessés et nos otages d’avril et mai 1988 touchés au combat et au service de notre bonne France. La caricature qui en est faite par des bureaucrates de l’information est insupportable dès lors que le sang a coulé ; à moins d’avoir une âme commerçante ou une tête d’idéologue ou bien les deux.

Tout a été dit, aujourd’hui, sur les événements d’Ouvéa ; le but de ces quelques lignes est de dire certaines de ces choses qui se veulent un dernier hommage chargé d’amitié à la qualité de ces soldats qui libérèrent –simplement et avec calme- des hommes, dont des preneurs d’otages marchandaient la vie. Les libérations d’otages ne se ressemblent pas, mais leur but est commun : il s’agit bien de tenter de libérer tous les otages. Vivants. Ces hommes d’action que certains médias ont voués aux gémonies, ces hommes-là, l’ont fait dans des conditions extrêmes avant de repartir pour d’autres missions. Avec une grande simplicité d’âme.

Quand le détachement constitué pour l’opération arrive en Nouvelle-Calédonie, l’ambiance qui règne est rude en brousse, sur les routes, sur les ondes. Le leader du FLNKS, Djibaou, à la radio prévient les autorités que les otages détenus dans une grotte d’Ouvéa seront tués si une attaque a lieu. Nos quatre gendarmes ont déjà été assassinés dans un village de cette même île.

Briefing, le 30 avril 1988, avec le Ministre Pons, le Général Vidal et les chefs de détachement concernés. Un point de situation est fait. Toutes les solutions y sont étudiées. Puis, Jean Bianconi, Substitut du Procureur de la République retenu en otage, réussit à faire passer deux révolvers du GIGN dans la grotte au cours d’une de ses liaisons entre la grotte dans laquelle il est enfermé et des forces stationnées à Saint-Joseph sur Ouvéa. Cette action courageuse est à la base de la réussite de l’opération.

Nous rejoignons par hélicos ce village de Saint-Joseph situé en bord de mer. Nos tenues sont démarquées. Stationnement dans une école. Entraînements à tirs réels sur l’île de la Tortue située bien au nord de l’archipel. Je demande une dernière reconnaissance de l’itinéraire de notre infiltration. Reconnaissance faite de la nature du terrain auprès de la grotte à l’occasion d’une liaison logistique faite en hélicoptère au profit de la grotte. Préparation de l’ordre initial. Vérification des matériels. Réception du feu vert de Paris par le Général. L’action est cependant reportée au lendemain compte tenu du décalage horaire. Dernier briefing en présence du détachement d’intervention au complet ; détermination grave dans les yeux de tous. Je fixe le déroulement de l’action. Puis viennent les questions, multiples ; les cas particuliers sont nombreux. Les conduites à tenir en cas de rencontres inopportunes pendant l’infiltration sont terriblement professionnelles. Philippe Legorgus intervient en finale de la réunion pour rappeler en termes légaux les règles concernant les prisonniers.

Préparatifs finaux. Régis m’aide au maquillage du visage et m’offre un café. Cet homme qui va mourir en soldat a l’estime de tous. Jean-Pierre, qui va l’accompagner dans l’au-delà, est déjà à ses côtés. Tout se prépare dans le plus grand calme. Sans forfanterie. Philippe Legorgus sera présent, quelque peu usé par le rythme des événements qu’il a subi ; il a reçu l’ordre du général de partir avec nous en tant que conseiller.

Embarquement dans des camions pour rejoindre, sous couvert d’une relève de postes, le point initial de notre infiltration en forêt. Nous faisons des signes amicaux à la population que nous croisons. Ils y répondent. Départ à pied de la colonne où chacun connaît sa place et sa mission. Pénétration nocturne de huit heures dans cette forêt tropicale particulièrement dense et dont le sol constitué de madrépore est très inégal. Le trinôme de tête fait un travail de reconnaissance remarquable, qui nous permettra d’arriver sur l’objectif en bénéficiant de l’effet de surprise. Silencieuse, la colonne suit.

A 6H00, début prévu de l’assaut, j’émets à quelque cent mètres de la grotte encore invisible un signal radio convenu avec le Général qui est déjà en l’air, en attente au-dessus de l’aérodrome d’Ouvéa avec les hélicos. La diversion se fait avec un des hélicos qui survole l’objectif. Les preneurs d’otages l’attendaient à cette heure même pour exprimer leurs revendications à des journalistes. Le bruit d’approche des turbines nous permet de monter à l’assaut et d’approcher au plus près de l’objectif sans nous faire repérer. Il nous permet également un bref instant de repérer la position approximative de la grotte. Deux gendarmes à bord de l’hélico sont blessés par un tir des preneurs d’otages qui se sont aperçus de la supercherie. Nous devons à cette diversion aéromobile l’économie de quelques-unes de nos vies dans cette phase initiale et décisive de l’assaut face aux preneurs d’otages bien armés et bien installés sur leurs positions autour de la grotte.

La visibilité est très réduite. Notre puissance de feu est donc importante. Elle est très précise, aussi, car le risque des tirs fratricides est très élevé ; il sera évité grâce aux entraînements très fréquents, voire quotidiens, aux tirs des quelque 70 hommes présents dans cette action. Régis et Jean-Yves sont tués là. La cuvette devant la grotte est pratiquement sécurisée ; seuls les abords de la grotte même offrent une situation encore délicate. Je n’ai pas de liaisons avec les otages. Je me dirige vers un monticule qui domine la grotte à proximité de l’endroit où Laurent a été blessé à la tête.

Dès la fin de ce premier assaut, nous entamons des contacts avec les preneurs d’otages. Nous sommes trois, dont le chef du commando Hubert légèrement blessé, à tenter difficilement de nouer le contact oral avec la grotte. Philippe Legorgus n’est pas là. Il nous aurait été très utile dans cette phase où il s’agit de laisser encore espérer une porte de sortie honorable aux preneurs d’otages. C’est le temps maintenant de tenter d’atténuer la forte tension qui doit régner chez les preneurs d’otages dans la grotte en leur redonnant espoir ; négocier, c’est laisser une porte ouverte, tenter de faire espérer pour ne pas cristalliser la haine et mieux éviter, ainsi, une action désespérée des preneurs d’otages contre certains de leurs otages en dépit des deux révolvers qu’ils détiennent. Ce temps est également mis à profit pour se repositionner en vue du dernier assaut en installant des appuis solides face à la grotte. Cela diminuera les risques d’avoir des pertes supplémentaires.

Il n’y a pas que l’action ou la négociation dans ces circonstances encore incertaines quant à nos otages. Il y a l’une et l’autre. Ces négociations échouent mais nous devinons, au travers de ces contacts, que les otages sont vivants. Les preneurs d’otages s’impatientent et l’un deux sort sur le devant la grotte avec un otage et menace de le tuer, si nous ne quittons pas nos positions. Après un regard partagé avec le Général, je fais tirer les deux tireurs d’élite sur le preneur d’otage. L’otage est sauvé. Simultanément les appuis ouvrent le feu en direction de la grotte.

Dès le lever du tir des appuis je rejoins en quelques mètres la grotte et me retrouve avec le sergent-chef Lefèvre du GIGN contre la paroi de la grotte face à l’excavation qui tient lieu d’entrée. Quelques lacrymogènes et grenages assourdissantes sont lancées dans la grotte ; leur nombre, nous l’avions estimé avec inquiétude. De nouveaux dialogues brefs sont entamés par le sergent-chef, le Général et moi-même pour obtenir une reddition. Les conseils du sergent-chef sont précieux. Deux hommes sortent alors de la grotte et appellent les leurs en leur disant qu’ils ne risquent rien.

Les otages commencent alors leur évacuation de la grotte par une autre excavation sous la couverture des deux révolvers que le GIGN détient sous terre. Philippe Legorgus n’est toujours pas visible. Sans doute a-t-il craint en étant vu de ses ex-geôliers d’être reconnu et de provoquer ainsi des réactions négatives ?

Commence également la reddition des preneurs d’otages qui sortent un à un de la grotte. Je prends un peu de recul compte tenu de la fumée des lacrymogènes et rencontre l’Adjudant Samy qui est sorti de la grotte. Je retourne sur ma position initiale qui domine la grotte après avoir vu les prisonniers regroupés avant de rejoindre un point de regroupement avant qu’ils ne soient évacués. Tous les otages sont sortis vivants. Le général Vidal me demande de signifier le cessez-le-feu. L’attitude des otages dans la grotte sort des histoires ordinaires. Leur sort aura tenu à leur fort mental et à un bel esprit de camaraderie. Ils n’auront jamais lâché en dépit des fortes pressions physiques exercées sur eux pour savoir qui était le Capitaine Picon. Me revient également en mémoire, ce soir, ce souvenir de l’Adjudant Samy que j’ai embrassé dans la fumée de ce combat musclé. Il était noir et j’avais craint, toute la nuit précédente heureusement obscure, en le libérant de le confondre avec l’obscurantisme.

Avant de redécoller du lieu de ce drame, nous rendons un dernier hommage à Régis et à Jean-Pierre. Leur visage est calme. Ils sont allongés sur le sol à proximité de la DZ, côte à côte comme ils l’avaient été au combat. Ils sont allés jusqu’au bout d’eux-mêmes ; là où l’intérêt ne veut plus rien dire, là où la liberté des otages enfin libérés aura retrouvé tout son sens originel le plus profond, le plus sacré.

Quant aux apprentis-sorciers terroristes – dès lors qu’ils tuent - ils ne sont plus des apprentis. Ils ne sont plus des sorciers. Ce sont alors des tueurs. Ils le savaient bien dans la grotte et je crois bien que le souvenir des gendarmes qu’ils avaient assassinés devait les obséder au point de ne pas vouloir se rendre. Il ne leur restait plus à jouer que la carte politique ; celle des opprimés. Ces hommes-là avaient oublié dans cette île paradisiaque le sort de tant de ces îles dépendantes de tout et miséreuses qui hantent le monde, quand eux-mêmes avaient tout.

Ils avaient aussi oublié – le savaient-ils d’ailleurs ? - qu’une action de guerre n’est pas un jeu et que le chantage à la mort dessert ceux qui la clament. Ils ne savaient pas non plus que la liberté d’un seul homme est si importante qu’un échec tactique dans ce domaine est insupportable. Cela ne veut pas dire non plus que le succès est inéluctable.

On ne pouvait produire qu’un film mensonger et partisan, quand le syndrome de Stockholm subi encore aujourd’hui par Philippe Legorgus et son besoin effréné de reconnaissance se mêlaient à l’idéologie de Mathieu Kassovitz. Je pense en parallèle à ce film de guerre, la 317° section, qui est vraiment un film d’hommes avec des gestes d’hommes et non cette caricature misérable et orgueilleuse au point de manquer d’épaisseur humaine.

Je songe, ce soir encore, à tous ces hommes de l’ombre qui furent présents sur les lieux de cette grotte, dehors ou dedans ; chacun d’eux était spécialiste des solutions de la dernière chance. Tous ont apporté lors de ces événements leur part indispensable de complémentarité mentale et technique. Avec calme et avec ce courage discret propre à ceux qui tutoient de si nombreuses situations délicates.
Il m’est difficile de pardonner à ceux qui, en salissant l’histoire, salissent dans ce même temps la mort de ceux qui ont donné leur vie. Ceux-là mêmes qui l’ont offerte pour que d’autres revivent libres. D’autres morts, d’autres blessures de tous ordres jalonnent, aujourd’hui comme hier, tous ces chemins de l’honneur au service de la France. C’est à eux que nous devons d’avoir une France qui vit encore debout face à cette adversité guerrière de tous les instants. Cela doit nous rendre humbles ; mais c’est également notre fierté.

Je pense à ces Kanaks morts de s’être laissés naïvement entraînés dans cet épisode sanglant par des illuminés dangereux. Que tous reposent en paix et puisse la Nouvelle-Calédonie continuer à vivre normalement dans une paix qui est certainement le plus bel atout d’une région dans tous ces mondes aujourd’hui en guerre ou en voie de l’être.

Ma dernière pensée va, enfin, à ces camarades d’Ouvéa et d’ailleurs tués, blessés ou pris en otage trop près ou trop loin de moi pour que je ne m’en sente pas irresponsable encore aujourd’hui.

Jean-Jacques Doucet


De Jean-Pierre Ginestet, le 27/12/2011

> Message du 27/12/11 13:48
> De : "jean-pierre Ginestet"
> A : daniel.uguen@laposte.net
> Copie à :
> Objet : Voeux 2012 sur le site de la Promotion.
>
> Daniel ,
> Sur le site de la Promotion je viens de lire les voeux 2012 et je ne sais
> que dire .
> J'ai répondu à ta lettre et je ne sais pas trop quand tu la recevras .Je
> joins une copie à ce mail.Il y a dans cette réponse tout ce que je voudrais
> dire à la Promotion dans son ensemble ; alors en guise de réponse à ce qui a
> été dit sur le site Promo peut -être Jean et toi pourriez vous publier
> cette lettre ,peut-être aussi le poème qui m'a été envoyé par une amie
> ,elle ne connaît rien à la chose militaire et le ton un peu bizarre vient
> de ce que nous correspondons sur un ton à la Audiard .
> Ce que vous ferez sera pour le mieux.
> Nous te remercions,nous vous remercions tous encore et encore pour votre
> sollicitude, cet accompagnement presque inattendu mais si soutenu qu'il nous a porté et arrêté une spirale néfaste.
> Amitiés sereines..
> Victoire et Jean-Pierre










de Claude Leroy, le 25/11/2001


Le politiquement correct qui sied à notre noble promotion conduit, en l'occurrence, à une politique de l'autruche.
M. Bayrou a déclaré hier que l'accord PS-Verts comportait une ligne concernant la suppression du droit de vote français au conseil de sécurité, déclaration confirmée ce matin par Cécile Duflot.
Il en ressort les conséquences suivantes :
- la perte définitive de poids de la France,
- la sortie complète du nucléaire, et donc de l'arme nucléaire,
- la tentation d'utiliser le ministère de la défense comme variable de réajustement de la dette.
Car, si Hollande est élu, son gouvernement devra compter des Verts.
Désolé de mettre les pieds dans le plat ; je comprends que des camarades ne puissent pas s'exprimer, mais qu'ils n'empêchent pas les autres de le faire, lorsque la menace sur l'armée plane.
Salut à tous.
C. L.



de Jean Jacques Doucet




Les voeux 2011 de Jean-Paul Legras

Bonne année à tous, que 2011 vous apporte tout ce que vous pouvez désirer avec une pensée particulière à ceux qui souffre, je pense à l'ami GERBAUD qui vit des moments difficiles.
Mes vœux de BONNE SANTE aux camarades Bruno de CHILLAZ, à Wolf ZINK et à tous ceux qui comme moi sont obligés de se tourner régulièrement vers la médecine que nous avons si souvent raillée quand nous étions en pleine forme.
Que 2011 nous apporte à tous de la JOIE et du BONHEUR et de nombreuses satisfactions dans nos activités nombreuses et variées.
Bon courage à notre  camarade Serge CAPET qui nous accueillera à Bourges lors de notre prochaine réunion.
Merci encore aux bretons pour l'organisation de notre séjour à Coëtquidan en septembre dernier.
Je viens de passer ma visite rituelle et mensuelle à Lyon :RAS malgré un dos qui me fait souffrir, la prochaine dans uns mois avant un bilan complet à la fin du mois de février. Je viens de retrouver le Béarn afin de  poursuivre notre installation.
 
Je te joins un petit résumé de la famille LEGRAS....pas toujours facile à regrouper ou à visiter.
 
Grosses bises à toi, à toutes et à tous.
 
Jean-Paul

 

.


Les voeux 2011 de Raymond Kuntzmann


Des vœux « expédiés»  pour vous épargner du temps au profit de vos proches…

 

Mes vœux sont universels et je me dois de les présenter en un minimum de temps pour atteindre tout le monde dans les délais. Pour cela, cette année, je me lance dans les vœux collectifs en inscrivant individuellement vos adresses. Un élan collectif placé sous le signe qui veut que les amis de mes amis soient aussi mes amis. Individuellement, vous connaissez l’attachement que nous vous portons.

 

Pour 2011, Vœux de bonheur, de santé, de prospérité, de réussite, de liberté, de paix de l’âme et de conscience pour vous et les vôtres. Cela devrait suffire à vous faire accepter cette nouvelle formule 2011. Ce n’est donc qu’un contact pour vous redire notre amitié et notre affection à l’aube du changement de millésime. Nous vous souhaitons, auparavant, un Joyeux Noël et de bonnes fêtes.    Raymond et Gisèle

  Mes vœux particuliers

 Maintenant, je vous soumets quelques réflexions. En effet, dans la belle campagne du Périgord, j’ai plusieurs voeux dans mon étable et je vais vous les énumérer :

 - Je forme le vœu pieux que la paix règne dans le monde. C’est répétitif, cela ne peut pas faire de mal et cela marche ponctuellement et pour une durée limitée.  Je fais donc le vœu que le dialogue entre les Etats soit une réalité.

 - Je fais le vœu que le terrorisme disparaisse des pensées et des actes. Mais la moindre incivilité n’est-elle pas, aussi, du terrorisme qu’il faut combattre avec détermination ?

 - Je fais le vœu que les forces de l’ordre soient en mesure de faire leur travail et tout leur travail, sans la retenue et la contrainte causées par la peur politique de la « bavure » qui paralyse toute action en profondeur et qui fait le jeu des hors-la-loi.

 - Je forme le vœu que nos Armées gardent leurs capacités, humaine et matérielle, pour remplir les missions confiées, allègrement, par des dirigeants politiques qui les connaissent de moins en moins bien. Je peux faire confiance à nos soldats, ils font toujours le maximum. Pour ce qui est du politique, il en va différemment. Ce n’est pas nouveau et ce sera encore valable pour 2012.

 - Je fais le vœu que la Justice, dans ses jugements, ne choque pas la conscience populaire et que les victimes ne se sentent pas culpabilisées à la place des agresseurs.

 - Je fais le vœu que les élus soient moins soucieux de leurs privilèges et dépassent leur ego et leur idéologie pour servir la France. Et surtout que les plus sincères, les plus libres et les plus doués pèsent sur les affaires de notre pays. Que renaissent l’espoir et l’envie d’avancer et que disparaisse la défiance.

 - Je fais le vœu que la politique ne soit plus un spectacle ou une tribune, mais une réalité qui fait évoluer et progresser notre pays.  Je fais le vœu que les partis politiques ne soient que des équipes qui jouent pour la France et se stimulent les unes les autres pour l’essor et la grandeur du pays.

 - Je fais le vœu que les responsables de grandes entreprises et sociétés révisent leurs provocantes rémunérations,  au principe que l’on ne dresse pas la nappe du banquet devant un peuple qui a faim.

 - Je fais le vœu que le gouvernement ne soit plus responsable de la météo, de la neige, du froid et de la canicule. Que les Français assument davantage leur destin et quittent l’état d’esprit d’assistanat permanent et illimité. Sans la neige, c’est également valable pour l’outre-mer.

 - Je fais le vœu que les journalistes de télévision et de radio s’attachent à parler de ce qui est bien, beau et bon chez les hommes au lieu de se limiter à la détresse, la peur, la honte et ce qui détruit notre société et notre solidarité nationale.

 - Je fais le vœu que les journalistes rendent compte des évènements avec objectivité et produisent des analyses constructives en faisant de la pédagogie. Qu’ils prennent conscience que celui qui a le pouvoir de l’information a aussi des devoirs. Leur pouvoir exorbitant doit être utile à la société.

 - Je fais le voeu que le « scoop » et le scandale n’attirent plus les hommes, afin que les journalistes ne se complaisent plus dans l’information de caniveau. Encore un vœu pieux…

 - Je fais le vœu que la misère ne soit pas exploitée politiquement et « associativement », mais soit combattue par tous, avec discernement et sans démagogie.

 - Je fais le vœu que les associations nationales de bonne conscience et pseudo-humanitaires qui agissent de manière irresponsable, pour leur petit profit personnel, ne reçoivent aucune subvention. On ne nourrit pas un chien  abandonné pour qu’il vous morde.

 - Je fais le vœu que toutes les personnes en situation illégale retrouvent, au plus vite, la légalité en rejoignant leurs pays d’origine et que leurs dirigeants nationaux prennent conscience de leur responsabilité dans ces mouvements de fuite en avant. Leur incurie et leur degré de corruption ne sont-ils pas la cause de ces départs ?

 - Je fais le vœu que la Légion d’honneur mérite son appellation et qu’il en soit de même pour le Mérite. Galvauder ces ordres par des attributions douteuses, voire fantaisistes, les dévalorise au point que le fait de ne pas les porter est devenu la meilleure façon de leur redonner la grandeur et l’honneur. De même, en faire des produits de marketing n’est pas dans la ligne de pureté de ces ordres, mais dans la volonté d’exister de ceux qui prétendent les représenter. Faire vivre un Ordre, ce n’est pas s’agiter tout azimut pour le soumettre aux aléas du moment ; c’est veiller à ne pas dénaturer l’existant. Tout ce qui est simple ou discret est souvent la meilleure voie.

 - Je fais le vœu que la France ne connaisse pas de grèves et de manifestations pendant une année. Je sais que c’est impossible, puisque des syndicalistes de la fonction publique sont payés par notre pays pour organiser de deux à quatre grèves par an. C’est leur travail et ils en sont fiers… Mais rien ne m’interdit de souhaiter un peu d’intelligence, de bon sens et de responsabilité dans la vie syndicale. Ceux qui sont persuadés de savoir faire mieux doivent participer à faire évoluer le pays et  non à le freiner.

 - Je fais le vœu que l’islamisation, en terre de France, ne reste que rampante et ne se redresse pas... pour que notre civilisation judéo-chrétienne, en harmonie avec la laïcité bien comprise, reste éternelle sur nos terres d’occident. Qu’on le veuille ou non, il y a des terres du judaïsme, de chrétienté, d’islam, d’hindouisme, de bouddhisme, et d’autres lieux sacrés. Je forme le vœu que les religions de « terroir » perdurent en l’état, mais sans entraver la tolérance religieuse, et surtout sans prosélytisme et sans visée hégémonique sur notre sol.  La choucroute sera toujours meilleure à Strasbourg qu’à Toulouse et c’est valable, dans l’autre sens, pour le cassoulet. 

 - Je fais le vœu que les enseignants enseignent et que les lycéens soient davantage en salle de classe, pour apprendre, que dans des défilés de rue pour manifester en situation d’otages de leurs profs… Que le désir d’apprendre et d’instruire soit au cœur de l’éducation. L’ignorance est indigne d’une démocratie et représente une menace pour elle. Les familles ont du travail éducatif à rattraper.

 - Je fais le vœu que le cancer ne soit réduit qu’au niveau d’une gastro… Des chercheurs avancent  et travaillent sans relâche. Je fais le vœu qu’ils trouvent toujours et encore. Cela changera de quelques chercheurs du CNRS qui eux ont trouvé… une sinécure.

 

- Je formule le vœu que les sportifs partagent leurs rémunérations avec leurs spectateurs les plus démunis, sans forcément passer à la télévision.

 - Je fais le vœu que les journalistes et les enseignants, qui ont une action sur la jeunesse et sur le façonnage mental de notre société, agissent de manière équilibrée. Qu’ils comprennent que leur propre positionnement politique, affiché ouvertement et sans aucune retenue, va à l’encontre de notre éthique démocratique et républicaine.

 - Je fais le vœu que les associations patriotiques et d’anciens combattants se retrouvent unies avec le maximum possible de représentants de l’Etat, d’adultes, de familles, d’éducateurs, d’enseignants et d’enfants, chaque année pour le 11 novembre, devant les monuments aux morts, à l’instar des rassemblements familiaux du 1er novembre dans les cimetières. Cela n’interdit pas le saupoudrage associatif au cours de l’année, mais la population ne pourra plus, alors, se retrancher derrière le nombre des cérémonies pour s’en exempter…

 - Je ne souhaite pas gagner autant d’argent qu’un footballeur professionnel, je ne souhaite pas être aussi détaché des hommes qu’un patron du CAC 40, je ne souhaite pas être aussi irresponsable qu’un député qui veut se démarquer ou se faire remarquer ni aussi menteur qu’un candidat en campagne, je ne souhaite pas dénigrer et snober les militaires comme tout haut responsable de gouvernement et, enfin, je souhaite être aussi libre qu’un moine de Thibéhirine.

 

Pour résumer, je fais le vœu que l’année 2011 soit une année normale…

 

Mes résolutions

Mes résolutions sont du même ordre. Etre positif, ne pas m’encombrer des gens  (pour être poli) qui pourrissent la vie, ne pas les fréquenter, les ignorer et me tourner vers ceux qui tirent vers le haut et tirer avec eux. Vous faites partie de ces derniers, puisque je vous écris.


Bien entendu, j’entends quelques voix me dire que celui qui tire vraiment vers le Haut, c’est Dieu. Je suis d’accord. Que seraient la vie, l’amour et l’art sans Dieu ? Mais dans ce niveau de traction vers le haut, je peux attendre encore… A Dieu, je lui demande de patienter. Il peut se passer de moi et des miens et cela ne me causera aucune peine. Je ne serai pas vexé. Il y a effectivement des moments, où il est confortable d’être oublié. Je me permets de vous associer à mon vœu final.

 

Votre ami. Raymond Kuntzmann




De Jean-Pierre Renaud (28/07/2010)

Texte d'une conférence donnée en Suisse en 1998 par notre camarade.
Cliquez sur le titre, vous aurez le texte intégral trop long pour être reproduit in extenso sur le site (7 pages)

"Du terrorisme international au terrorisme infra national : la potentialité française".


De Jean-Pierre Renaud

Texte d'une conférence à l'occasion de la rencontre annuelle des anciens Spahis. Cliquez sur le titre, vous aurez le texte intégral trop long pour être reproduit in extenso sur le site (5 pages)

Le Foudroiement




De Jean-Louis Béreil

Chers Amis


Merci à tous ceux qui nous ont formulé leur remerciements suite à notre réunion du mois de septembre à Bordeaux. et plus récemment , leurs bons voeux.
A tous et toutes, nous adressons, pour eux et leur famille, nos fervents souhaits de bonheur et bien sûr de bonne santé ou de prompte guérison pour certains, tout au long de cette année 2010.
 
Pour la commencer sur un bon pied, ce petit poème pour rêver à ce que nous souhaitons tous, tant pour nous, nos familles ou pour notre pays...
Bien amicalement.
 
 

LAISSEZ - MOI…


Vouloir juste un instant un univers meilleur

Où l’on ne trouverait ni fraudeur, ni pilleur,

Où des enfants joyeux pourraient courir des heures

Sans jamais rencontrer, ni loups ni violeurs.

 

Souhaiter pourquoi pas, un monde radieux

Où des hommes égaux, savants comme des Dieux

Uniraient leurs efforts pour partir dans les cieux

Conquérir l’univers, en vaisseaux spacieux.

 

Rêver à d'autres endroits regorgeant d’énergies,

De plages et d’océans pour toujours assagis,

Songer à des contrées qui ne seraient régies

Qu’avec amour,.honneur ... ou alors par magie !

 

Rêver à de grands parcs où promener nos pas,

Aux tables bien garnies de succulents repas,

Servis par des vestales aux généreux appâts.

Laissez moi donc rêver ... Ne me réveillez pas.


Rêve du nouvel An.

 




Lettre de Joël Mazéas reçue le 19 décembre


Joël MAZEAS                                         le 16.12.09.





ndlr : vous pouvez lire la lettre en cliquant sur le titre




Un conseil de Jacques Morel, touché par un cancer de la prostate en cours de guérison ; je cite une partie de son mèl :

".... en ce qui concerne ma maladie, je ne peux que conseiller à tous de faire suivre leur taux de PSA afin de détecter cette saleté le plus tôt possible. Malgré cela il faut encore presser sur les pattes des toubibs qui sont frileux pour faire exécuter les examens complémentaires et attendent... C'est moi qui ai dû exiger de pousser les investigations d'après les éléments que j'avais recueillis sur le Net..."



Poème de Jean-Louis Béreil.


BERLIN

Mur hideux, mur honteux, mur « d’anti-liberté »
Il transperce ton cœur tel un dard vénéneux,
Qui cherche à t’étouffer comme un cobra hargneux,

Furieux en voyant ses proies lui résister.

Parcs soyeux, ombragés, havres de joie, de paix,
Doux plaisir pour nos sens, nos âmes et nos yeux,

Pour des milliers d’oiseaux, pour l’écureuil peureux,

Le sanglier goulu et le faon dissipé.


Immeubles neufs et blancs comme les craies d’Albion,

Témoins de ton passé, détruits ou rénovés,
Cachés ou bien perdus, puis enfin retrouvés (*),

Boulevards grands ouverts à la circulation,



                 TU ES CELA BERLIN !


Une fête sans fin où s’oublie le passé,

Où s’oublie l’avenir ?...Tes lacs tristes et gris

Bercent de beaux bateaux où l’on boit, où l’on rit,
                 Contraste de remords, de fierté compassée.

Sur ce miroir d’argent qui coule à travers bois,

De Tegel à Wannsee, baignés du même sang,

Ils se glissent heureux jusqu’à l’île des paons,

Lieu prisé des enfants et de maints Berlinois.


Vers où voguent-ils donc ? Ils naviguent sans but
Jusqu’au bout, jusqu’au mur…Tes lacs tristes et gris
Bercent de beaux bateaux où l’on boit, où l’on rit.
                 Mur hideux, mur honteux ! Berlin, y penses-tu ?

                                                                                               Jean Louis Béreil.

 

        - * Allusion au « Quadrige de la Victoire » pris par Napoléon et récupéré ultérieurement par les Allemands.



                               1971 - En garnison à Berlin-Ouest. Réflexion devant « Le Mur de la honte».






Poème de Wolf Zink qu'il a écrit lors d'une étape vers Saint Jacques de Compostelle.

La complainte du pèlerin

Sous les bourrasques, sous le ciel gris du pays basque, des Asturies,                                                                              

Le temps n’a pas de prise sur les pistes de Galice.

Je grimpe les montagnes, je descends les vallées

Dans un pays de cocagne, loin des futilités.


La route sera longue, je veux être serein.

Je fredonne cette chanson, je vous donne le refrain :

Marchez, marchez, pèlerins ! Vers SAINT JACQUES sur ce long chemin !

 

Je marche de jour, je marche de nuit,

Je fais des détours, j’avance sous la pluie.

La pluie est froide, mon cœur est hardi,

Mes vêtements sont moites, je relève le défi.

 

La route sera longue, je veux être serein.

Je fredonne cette chanson, je vous donne le refrain :

Adelante, adelante, peregrinos ! Direccion SANTIAGO en el camino !

 

Je marche la tête vide avec un seul credo :

Un coin pour la nuit et un petit resto.

Quand la souffrance m’envahit, quand la fatigue m’entame,

Je marche pour Heidi, pour le salut de son âme.

 

La route sera longue, je veux être serein.

Je fredonne cette chanson, je vous donne le refrain :

Marchez, marchez, pèlerins ! Vers SAINT JACQUES sur ce long chemin !

Enfin la cathédrale de SAINT JACQUES sous son nocturne halo.

Je pose mon sac, je goûte le repos.

Je me recueille sur le parvis du saint lieu,

Je prie pour Heidi là-haut dans les cieux.

 

La route était longue, je suis serein.

Je fredonne cette chanson et son dernier refrain :

Priez, priez, pèlerins ! Vous êtes à SAINT JACQUES au bout du chemin !





Le mèl de X. Barassin à propos de la démission du Général CUCHE



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debarassin <x.barassin@larochelle.aeroport.fr>
àwebmaster@plateaudesglieres.info
date2 juillet 2008 14:42
objetSympathie à Bruno Cuche




Bonjour mes chers camarades,
 
Cuche....quelle grandeur!
Au lendemain des événements dramatiques du 3ème RPIMa, je ne peux rester muet dans mon coin. Je pensais que les derniers des "lampistes" allaient devoir rendre des comptes à une administration militaire sans état d'âme. Tout faux, le Général Bruno Cuche nous donne une sérieuse leçon de courage et du sens élevé des responsabilités!
Ayant eu l'occasion de le côtoyer à de brèves occasions de ma carrière, je ne suis pas trop surpris de sa réaction. Il est un ancien St Cyrien de la "Souvenir de Napoléon" et son souvenir doit bien être encore présent chez plusieurs officiers de la "Plateau des Glières", particulièrement ceux qui avaient choisi l'A.B.C.
Dans le contexte général actuel je trouve que son geste témoigne d'une rigueur morale sans défaut. Et notre pays aurait bien besoin que les acteurs politiques, économiques, médiatiques etc...s'inspirent de ce que beaucoup d'officiers savent encore faire du fait de leur formation et de leur culture: assumer!
Bruno Cuche n'était pas obligé de partir, il le fait parce qu'il a le sens de l'Honneur et il l'affiche!
Bravo mon cher camarade (E.A.A.B.C. / Saumur 1971), mes respects mon Général, vous êtes un grand officier.
 
Col.(e.r.) Xavier Barassin
 
Xavier Barassin
Exploitation / SSLIA / Sûreté
Aéroport de La Rochelle - Ile de Ré
Rue du Jura
17000 LA ROCHELLE
Tél: 05.46.42.42.02  /  06.78.97.75.44
 
PS.  S'il existe un moyen de manifester sa sympathie à Bruno Cuche, merci soit de lui adresser une copie du msg, soit de m'en communiquer une adresse.
 
Bien amicalement



 
 
 
 




Courrier de Madame Gadenne-Michon

Catherine (et Thierry) Gadenne-Michon, vous remercie de l'envoi du PV de l'AG du 22 septembre dernier. Elle vous adresse les 15€ de sa cotisation 2007-2008.
Pour les camarades de Patrice (+ 25 juin 96) elle résume sa situation de famille et celle de ses enfants. Avec amitié.

Catherine Michon, remariée à T. Gadenne le 27-05-06
Pierre - 34 ans - Capitaine de gendarmerie à Nimes - 3 fils
Stéphane - 33 ans - Paris
Marie - 30 ans - Epouse d'un Capitaine du Train - Dijon - 1 files & 1fille
Vincent - 29 ans - Capitaine dans l'ALAT - Phalsbourg - 2 fils
Agnès - 24 ans Paris

Je pense notamment à Martin et Irène Brillant et à Guy Roger que nous avions croisés au début de notre mariage à Strasbourg (67) et à Rixheim (68) dans les années 70. Et surement bien d'autres, mais sans Patrice, ma mémoire me fait défaut.

Ses coordonnées : 20, rue Frédéric Joliot Curie - 33700 - Mérignac
05 57 83 57 34  -  06 19 12 26 61  -  mmichca33@yahoo.fr



Petit mot envoyé par Gérard Mandine (sa belle-fille écrit :)

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon dernier album "Raphie Rasibus, une histoire de taille !" (parution fin octobre).

http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=2010114&OrderInSession=1&Mn=3&SID=1ce19d0d-5f2a-08b1-496e-39d68111a62a&TTL=160320081421&Origin=PETITESELMA&Ra=-1&To=0Ν=3&UID=15A5D992B-316B-6A24-15FD-4B9D64A246C8&Fr=3

L'auteur Sandrine Lévy nous y raconte comment Raphie la souris, petite dernière de la famille Rasibus, en avait assez d’être considérée comme un bébé, un petit raton, une crotte de mulotte...

N'hésitez pas à nous faire part de vos impressions.

Une exposition de mes illustrations se déroule actuellement au restaurant Cajou à Amiens (jusqu'au 15 novembre), je vous y rencontrerai avec plaisir le 26 octobre.

A bientôt, Petite Selma

http://www.petiteselma.free.fr/

Amicalement. Gérard


Impressions de voyage (Christian Rahier dans un mèl du 29 juin)

Depuis mardi 26 après-midi nous sommes de retour dans notre "case"
Voyage super, 5877 km, c'est beaucoup et c'est fatigant, 15 campings, 14 nuits en Sicile dont 4 à Milazzo, 6 nuits à Pompéi et 4 nuits à Rome.
J'ai beaucoup été impressionné par l'Etna, nous sommes montés à pied à plus de 3000 m, il y avait encore de la neige, nous avons vu et fait le tour d'un cratère secondaire, il y avait des fumeroles. Sur la face Nord, il y avait une coulée de lave récente d'environ 7 km de long et 1 km d'épaisseur max, elle a tout emporté même la station de ski !!!!!
Nous avons découvert les grands sites grecs et romains de Sicile, c'est grandiose, nous avons visité également une maison romaine de plus de 3000 m2 couverte de mosaïques, très bien conservées, magnifique. J'ai bien aimé Syracuse, Cefalù, Neto, Raguse, Taormine, Caltagirone mais un peu moins Palerme et Messine
Les îles éoliennes sont vraiment superbes, nous sommes montés au sommet du volcan Vulcano, nous avons fait le tour du cratère, beaucoup de fumeroles de gaz sulfureux ( nous étions au milieu des fumeroles ), nous sommes arrivés à 150 m du cratère du Stromboli, c'est aussi très impressionnant, il explose tous les, entre 5 et 10 minutes.
Après ces volcans, le cratère du Vésuve, malgré ses fumeroles était un peu décevant.
L'île de Capri, superbe sous le soleil, nous avons fait une randonnée et nous sommes montés au sommet en télésiège
Naples fut agréable, sans utiliser la voiture nous avons pu visiter Pompéi, Herculanum, la ville et Capri
Nous avons visité Rome sans utiliser la voiture, nous avons fait les classiques, la Cité du Vatican avec la Basilique et la Piéta de Michel-Ange et la chapelle Sixtine et son plafond, les basiliques majeures, la Rome antique, un peu décevante après la Sicile, Pompéi et Herculanum, la Rome baroque et la Rome mussoliniène.
Au retour arrêt au Monte Cassino, où mon père a guerroyé en 1944, puis à Carrare pour voir les carrières de marbre
Nous avons eu une météo très favorable, sauf la 1ère semaine qui ne fut pas terrible
De retour à Teyran, nous reprenons notre rythme, il faut désherber le tour de la maison, être en forme pour la brasucade du 7 juillet, repas chez des Amis, repas de sculpture et préparation de l'expo de Josette...., la piscine, il fait 28°C
Voilà pour les nouvelles
mais je n'arrive pas à ouvrir le site PROMO www.plateaudesglieres.info as-tu changé ? ou suis-je en retard d'une guerre !!!
A+ Christian

(NDLR : il est en retard …. !)



Texte envoyé par Bertrand Lerolle le 5 juin 2007

 Message transféré ----------
From: LEROLLE Bertrand <btdlerolle@free.fr>
To: <Undisclosed-Recipient:;>
Date: Tue, 05 Jun 2007 22:40:17 +0200
Subject: Décès du GCA LE RAY

Cher camarade
J'ai la grande tristesse de vous faire part du décès survenu hier soir lundi 4 juin du général de corps d'armée (2S) Alain LE RAY
Il fut le 2° président national de l'Épaulette de 1970 à 1982.
Je peux dire que j'en suis personnellement très affecté.
Bien sûr il a dirigé la Mutuelle de façon magnifique, se montrant très efficace dans tous les domaines et aussi particulièrement attentif aux jeunes officiers. Dès 1973 il m'a demandé de faire partie de son équipe suite au terrible accident de la Koenig
Mais surtout il s'agit de la disparition d'un héros de la seconde guerre mondiale : premier évadé de la sinistre forteresse de Colditz, il fait comme capitaine tous les plans de feu du Vercors...commande dans les années 60 la 7° DB
En 82 il estime avoir fait son job pour l'Armée mais s'investit encore comme président d'un parc national des Alpes ( excusez moi je ne me souviens plus lequel).
Voici quelques souvenirs qui me viennent mais ceux qui ont gardé le n° des 40 ans de l'Épaulette (2004) peuvent sûrement préciser tout cela
La communauté militaire française perd un très grand soldat et la France un magnifique patriote
Je pense bien que certains parmi vous sauraient mieux que moi parler de lui mais je tenais à vous dire que je suis associé complètement à la peine ressentie par les uns ou les autres à cette nouvelle.
Bien sûr je ne manquerai pas de vous tenir informé des conditions des obsèques dès que je les connaîtrai.
Si jamais vous connaissez un camarade qui serait intéressé par cette triste information, sans disposer d'internet je vous remercie de tout coeur de lui téléphoner.
Je transmets en votre nom mes respectueuses condoléances à notre président national
Très cordialement
Col(er) Bertrand LEROLLE
5 bis rue professeur Forgue
34070 MONTPELLIER
04 67 06 99 13
btdlerolle@free.fr







Texte envoyé par Raymond Kuntzmann le 15 décembre 2006

Ce film, au retentissement médiatique bien orchestré et politique bien récupéré, ne dit pas autre chose que le chapitre "le sapeur de Germersheim" dans mon modeste livre "l'amère patrie". L'amertume est en l'occurrence accentuée par le fait que l'audience accordée au propos est bien réelle quand c'est Rachid Boucharef qui l'exprime mais nulle quand il s'agit de telle ou telle amicale de français d'outre-mer ou d'anciens combattants de l'armée d'afrique, surtout quand on connaît le sort réservé par le FLN aux AC musulmans qui faisaient état de cette condition... Les militaires de notre génération savent bien pour l'avoir vécu, que l'autorité politique nous a empêchés de célébrer les mérites de la véritable armée de libération. Il n'y en avait que pour les maquisards, les FFL, les FFI et autres FTP et la 2°DB (laquelle comptait d'ailleurs nombre de pieds noirs, d'évadés de métropole et de musulmans). Quant aux pensions des AC des ex colonies et ex DOM, on se garde bien de dire 1) que l'UNC demandait cette juste mesure depuis longtemps, 2) que c'est de Gaulle qui les a gelées, 3) que des chefs d'états africains consultés sur une réévaluation, y étaient opposés à cause de la valeur excessive à leurs yeux de ces pensions par rapport à un salaire moyen dans leurs pays. Une fois de plus, presque rien n'est dit sur la participation des "blancs" d'outremer (quelques 14000 tués et 16.5% de mobilisés) ni des métropolitains évadés de France par l'Espagne. Pour la "mémoire" voici le texte d'une lettre envoyée par de Lattre à de Gaulle en décembre 1944:

«D'un bout à l'autre de la hiérarchie et particulièrement chez les officiers, même de haut grade, l'impression générale est que la nation les ignore et les abandonne. Certains vont même jusqu'à s'imaginer que l'armée régulière venue d'outre-mer est sacrifiée de propos délibéré : Cette pensée affreuse n'est d'ailleurs pas profonde, on arrive facilement à convaincre les intéressés de la folie d'une telle idée; mais, boutade ou non, il n'en demeure pas moins qu'elle hante certains esprits. La cause profonde de ce malaise réside dans la non-participation apparente du pays à la guerre...»

Et après avoir souligné les pertes subies par nos régiments nord-africains, déjà si éprouvés en Italie, pertes qui affectent tout spécialement l'encadrement français de ces unités, je poursuis en ces termes: «Le combattant venu d'Italie ou d'Afrique du Nord voit ses camarades tomber autour de lui sans que jamais un Français de France vienne combler les vides causés par la bataille... Certes, il n'ignore pas que les unités FFI, maintenant en nombre substantiel, viennent se battre avec vaillance à côté de son régiment, mais, dans le créneau de son unité, il ne voit toujours personne venir recompléter les effectifs qui fondent. Le malaise est aggravé par la fatigue de quatre mois de campagne ininterrompue, sans aucune relève, et par des conditions atmosphériques particulièrement inclémentes. Sans préjuger des projets d'intégration de régiments FFI dans les Grandes Unités... le seul remède immédiat à cet état d'esprit dont la gravité ne saurait vous échapper, consiste à incorporer sans délai, dans chaque régiment nord-africain, les 700 ou 800 Français qui lui manquent. Je me permets d'insister d'une façon particulièrement instante auprès de vous pour que la 1re Armée française reçoive au plus tôt les 8000 ou 10000 jeunes Français qui lui sont indispensables pour retrouver son équilibre moral et sa valeur combative du début de la campagne.»

A cette lettre confiante et pressante, envoyée de Montbéliard le 18 décembre, le général de Gaulle répond dès le lendemain en termes amicaux: «Mon cher Général, je ne suis pas surpris de la fatigue certaine de vos troupes, notamment des divisions nord-africaines. Il vous appartient, ainsi qu'aux Officiers généraux sous vos ordres de leur faire bien comprendre qu'elles ne sont nullement «abandonnées», bien au contraire... Pour ce qui est des effectifs, vous recevrez pour les trois divisions nord-africaines les compléments «français» que vous demandez à incorporer dans les régiments... Vous êtes, comme toutes les armées alliées, dans un moment difficile. Vous en sortirez à votre gloire. Je compte être avec vous à Noël. Amicalement vôtre.»

Pour les camarades intéressés par ce sujet, par les épopées du CEF de Juin en Italie et de la 1° Armée de De Lattre en France et en Allemagne (dont l'évocation nous a été quasiment interdite pendant notre carrière) je recommande ces livres: "Histoire de la 1° armée française - Rhin et Danube" de De Lattre (presses de la cité 1971), "Juin, maréchal de France" de Bernard Pujo (Albin Michel 1988), "La revanche de l'Armée d'Afrique" du Colonel Louis -Christian Michelet (ed. Godefroy de Bouillon réédité en 2002) et "L'armée de la victoire" du colonel Paul Gaujac (4 volumes chez Lavauzelle entre 84 et 86) pour des mili, c'est passionnant. Bonne lecture. En attendant, vous pouvez toujours lire mon livre... (Références sur ce site) Joyeux Noël à tous.




22 juin 2006 N° 12

Mot du Président

Pour ouvrir cet Alpha.Com, je souhaite vous donner quelques informations concernant l’évolution de votre association. Les turbulences des années dernières semblent maintenant être derrière nous. Grâce à vous tous, et aussi grâce à l’écoute du commandement et de nos camarades aux affaires on peut être raisonnablement optimiste pour l’avenir. Pas de triomphalisme pour autant, le travail est loin d’être achevé, mais force est de constater que le vent porte mieux !

UN RAPIDE BILAN :

En termes de reprise ou de dynamique :

· Les effectifs remontent légèrement et les jeunes promotions manifestent de nouveau leur intérêt. C’est encore fragile !
· L’assemblée générale de février a voté avec une lucidité et une détermination qui méritent d’être soulignées des dispositions qui devraient permettre de revenir à une meilleure situation budgétaire à partir de 2008. Le but est de sortir le plus tôt possible des déficits et qu’ensuite toutes les énergies soient tournées vers les activités au service des membres. Il faut continuer d’expliquer, c’est du bon sens !

· Dans le volet « dynamique des promotions », la jeune 44° promotion de Coëtquidan (Colonel Guéguen) a organisé un EKIDEN dont les bénéfices sont revenus à L’Epaulette. Il est vrai que les promos sont sponsorisées aussi un peu par L’Epaulette ! Les jeunes promotions adhèrent à nouveau.
En termes de « à quoi ça sert ? » :
· Trois promotions se sont lancées sur le suivi des travaux de déclinaison du Statut général en statuts particuliers cette année, suite à la loi sur le SGM de 2004. Un autre groupe s’intéresse aux travaux concernant l’évolution de l’EMIA et des parcours de carrière des semi directs. Enfin un autre s’intéresse à la condition du personnel avec un 􀂱il particulier sur des problèmes qui prennent une acuité nouvelle comme le logement par exemple.

· Tous les secrétaires de promotions et/ou présidents ont été contactés à plusieurs reprises cette année pour donner des avis instruits et collectifs sur des sujets dont L’Epaulette a été saisie ou s’est autosaisie. Il y en a qui réagissent et ont répondu en apportant leurs idées et leur soutien moral ou matériel. C’est sûrement perfectible !

· Il a été convenu aussi de préparer des questions à poser aux futurs candidats à la présidence de la République.

En termes matériel :

· Suite à une prescription du Contrôle général, nous ne pouvons plus imprimer nos revues au PIAT de Saint Maixent. D’où, recours au secteur civil pour l’impression.
· Modernisation du site Internet sur lequel plusieurs promotions se sont inscrites. Il serait heureux que vous vous y inscriviez et participiez aux débats!
· Déménagement du siège prévu en septembre. L’immeuble actuel étant destiné à devenir un immeuble de rendement, le siège de L’Epaulette va bénéficier d’un hébergement en site militaire (Fort neuf de Vincennes)
· L’étape suivante consistera à remonter les effectifs permanents du siège. Ils ne sont que deux depuis quelques années et cette situation n’est plus viable.
· Nous avons relancé le recours à la publicité et -plus original- au partenariat, avec des avantages offerts aux membres de L’Epaulette.

Nos besoins pour lesquels vous pouvez nous aider :

· Très important et stratégique : l’accompagnement vers la vie civile et le recrutement. Je vous demande d’aider le Général Rostain dans son travail de mise sur pied d’un réseau d’officiers reclassés dans la vie civile en lui adressant les coordonnées de ces derniers, avec leur accord. Pour le recrutement : sans commentaire !
· Faites partager votre foi à des présidents de groupements et à des correspondants potentiels d’écoles et de formations (Terre, Gendarmerie, Services), là où ils font défaut.
· Proposer au Colonel Fauchet un ou des volontaires pour saisir tous les trois mois les textes de la revue et les mettre en ordre avant l’impression. Cela peut être fait par Internet.
· Aider le Colonel Fauchet pour la recherche d’un Webmaster pour succéder au LCL Rohan (Grenoble) qui a fait un excellent travail mais souhaiterait légitimement lever le pied.
· Ecrire dans la revue, adresser des photos…
Ce qui a été fait depuis quelques mois est important et montre notre détermination commune à mériter la confiance des membres adhérents et à servir ceux qui se reconnaissent dans l’association. J’espère simplement que les informations de cet Alpha.Com retiendront votre attention et vous éclaireront un peu. Soyez persuadés que je mesure vos mérites comme je mesure ceux de tous les camarades qui se battent pour animer L’Epaulette et se montrent concernés par son évolution et pour ce qu’elle fait d’utile : il faut les rencontrer. Ils méritent notre admiration et nos encouragements.

Le Général de division (2S) Daniel BRÛLÉ
Président national de L'Epaulette
8, rue Roquépine – 75008 PARIS
Tél. 01.42.65.39.57 – Télécopie : 01.42.65.26.06
Site Internet : www.epaulette.org
Courriel : lepaulette@wanadoo.fr

LES BREVES DU SIEGE

Revues

Depuis le début de l'année, notre revue est imprimée dans le civil et non plus au point d'impression de l'armée de terre de Saint Maixent.
Le numéro 159 paraîtra début juillet. La revue 160 sera éditée en novembre ainsi qu'un supplément annuel entièrement financé par la publicité. En plus des annonces, ce numéro hors série contiendra 28 pages de rédactionnel.

Site Internet (www.epaulette.org)
Deux forums sont désormais ouverts en permanence. N'hésitez pas à vous inscrire et à vous y exprimer. Le maître de site, le LCL ROHAN , 􀂰uvre depuis plusieurs années et cherche un remplaçant. Les volontaires peuvent le contacter par le biais du site.

La journée nationale
La journée nationale aura lieu le samedi 3 février 2007 à l'Ecole Militaire. Le ravivage de la flamme à 18h30 à l'Arc de Triomphe clôturera cette journée.

Cotisations
A la demande de plusieurs présidents de groupement, le tableau ci-dessous compare les cotisations de la Saint Cyrienne et celles de L'Epaulette.

Catégories Saint Cyr L'Epaulette

OGX-COL       46 €            50 €
LCL-CDT        46 €            44 €
Off subalt      35 €            33 €
Veuves          21 €            17 €
Elèves           15 €    Gratuit la 1ère année

Situation des adhérents
Au 21.06.2006 nous sommes 6102 adhérents.380 n'ont pas réglé leurs cotisations 2005 et 2006 et viennent de recevoir une lettre de rappel du président.
Depuis le 01.01.2006, nous avons enregistré 217 adhésions nouvelles provenant essentiellement des jeunes promotions de Coëtquidan.

Réunions des promotions
Le président réunira des présidents et des secrétaires de promotions le samedi
30.09.2006 à Paris pour une réunion de réflexion.

Renforcement du siège
A compter du 03.09.2006, le siège sera renforcé par une employée à temps partiel qui travaillera 20 heures par semaine essentiellement sur le fichier des adhérents.

De nouveaux correspondants
Présidents régionaux et de groupement

Le LCL MORIOU vient de prendre la présidence des groupements 57 et 55 ainsi que la fonction de correspondant régional de la région terre nord-est.
Le LCL GIUBBI, correspondant de L'Epaulette pour la région terre nordouest, muté, quitte cette fonction et sera remplacé par le COL GRANGEORGE.
Le COL BUDA succède au COL VILT à la présidence du groupement 35.
Le GAL DAUBIGNY assurera la présidence du groupement 22 en remplacement du COL MORICE.

Correspondants d'école
Les LCL ALLO (EAA Draguignan), LOYAU (ELT Tours) et BOTTINI (ESAM Bourges) quittent leur fonction pour cause de mutation.
A l'EAI Montpellier, le LCL BAILLOT retrouve ses fonctions qu'il a occupées récemment.
Le LCL BRETON succède au LCL WINTER à l'ESAT Rennes.

Correspondants de formation.
Le CEN GIRAULT sera remplacé par le CNE VANHERPE à la région de Gendarmerie du Nord - Pas de Calais.

Nous témoignons notre gratitude et notre reconnaissance à ceux qui quittent leur fonction dans les groupements, les écoles et les formations.
Tous nos voeux accompagnent les nouveaux arrivants et nous les remercions de leur investissement personnel pour notre association.

Mouvements de l'été
Les mutations d'élèves nécessitent une mise à jour permanente de notre fichier.
Merci aux correspondants d'école de nous envoyer les mouvements des élèves, vers les écoles d'armes et vers les régiments.

CCP des groupements
Le transfert de l'argent des anciens comptes vers les nouveaux est en cours et la fermeture des anciens comptes interviendra à l'issue. L'opération est assez longue car elle met en oeuvre tous les centres financiers à partir du centre de Paris.

Les présidents dont les dossiers n'ont pas été envoyés au siège ou envoyés incomplets recevront les nouveaux formulaires de la Banque Postale. Ils continuent à fonctionner avec leur ancien compte comme avant. Ceux qui n'ont pas de compte et qui souhaitent en avoir un peuvent contacter le directeur administratif. Il est également possible, pour ceux qui ne réalisent que très peu de mouvements dans l'année, que les factures soient payées par le siège.

Activités (arrêtées au 20.06.2006)
20.06 : réunion commune des présidents de L'Epaulette, de la Saint Cyrienne et des amis de St Cyr et de Coëtquidan.
22.06 : conseil de perfectionnement de l'EMIA
28.06 : réunion des présidents d'honneur puis réunion du bureau
03.07 : remise des prix à l'EOGN
05.07 : remise des prix à l'EAALAT
06.07 : remise des prix à l'EASSA
20.07 : remise des prix à l'ESAG et aux ELT
21.07 : remise des prix à l'ESAM et présentation de L'Epaulette au séminaire des officiers OAEA et Rang à Coëtquidan
22.07 : cérémonie du triomphe aux écoles de Coëtquidan. L'Epaulette y tiendra un standd'information aux côtés de laSaint Cyrienne.
31.07 au 27.08 : fermeture du siège
12.09 : déménagement du siège àVincennes
20.09 : réunion du bureau
30.09 : réunion des promotions
18.10 : commission de contrôle du budget
20.10 : conseil d'administration
Le 19.06.2006, le conseil d'administration a décidé le transfert du siège de L'Epaulette de la rue Roquépine où il était implanté depuis plus de 40 ans au Fort Neuf de Vincennes.
En plus des importantes économies de loyer, les nouveaux locaux offriront de meilleures conditions de travail.
Le déménagement aura lieu le mardi 12 septembre.



Le secrétaire essaie ici  de mettre dans l'ordre chronologique les différents messages qui se sont échangés au cours des mois écoulés  à propos de "l'Epaulette".  Chacun peut donner son avis sur la question mais les critiques personnelles seront censurées, bien sûr, par le modérateur (moi)


A

Le 10 juillet, Daniel Uguen me faisait parvenir une copie du message que Raymond Kuntzmann lui avait envoyé, ainsi qu'à Alain Schantz et Bertrand Lerolle

Mon cher Jean,

J'ai l'impression que Raymond Kuntzmann ne t'a pas mis destinataire de son message initial mais comme alain Schantz t'a mis en copie de sa réponse, je t'envoie donc également la mienne.
Je vais d'ailleurs réfléchir à un éventuel petit mot que l'on pourrait mettre sur notre site et précisant notre position vis à vis de l'Epaulette. Qu'en penses-tu ?
Daniel

Le message de Raymond Kuntzmann a été supprimé, à sa demande.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------



B

La réponse en date du 7 juillet de Daniel Uguen au message de Raymond Kuntzmann

Chers camarades,
La question de l'appartenance à L'Epaulette n'est jamais évoquée lors de nos réunions de promotion. Fort heureusement, car avec la pièce jointe que je vous adresse, vous pensez bien que je me satisfait de cette situation. Bonne lecture pour ceux qui seront au siège parisien le 30 septembre prochain. Amicalement à tous. Raymond Kuntzmann


->Mon cher Raymond,

Afin de clarifier les choses et dissiper tout malentendu, si la question de l'appartenance à l'Epaulette n'a jamais été évoquée lors de nos réunions c'est tout simplement parce que les statuts de notre association ne font référence ni de près ni de loin à l'Epaulette. Nous n'existons que par nous-mêmes et pour nous-mêmes et ne sommes inféodés à personne. L'épaulette n'a aucune espèce d'autorité sur nous et certainement pas celle de convoquer président et secrétaire à quelque réunion que ce soit. Peut-être sera-t-on représenté à cette
réunion par un observateur, lui-même membre à la fois de l'Epaulette et de notre amicale mais ce sera à titre d'observateur et sans mandat particulier, je pense à Alain Schantz s'il le souhaite.
Quant à moi je suis actuellement dans l'expectative. Adhérent de la première heure, j'ai fait suspendre mon autorisation de prélévement automatique en décembre 2004 afin de voir comment allaient évoluer les choses avec le nouveau président. Je ne vais pas développer ici un long plaidoyer mais un numéro de l'Epaulette m'avait alors particulièremnt indignè. Il y était question d'un bilan qui comme point positif majeur, après 4 années, faisait état d'avoir
obtenu la gratuité du spencer pour les officiers de recrutement tardif, comme si le spencer constituait un objectif majeur de l'action de l'Epaulette, ce même numéro je crois, ou à la même époque, offrait une tribune politique au général Arnaud de Foïard (paix à son âme) pour un plaidoyer virulent contre l'islamisation rampante qui s'instaurait en France et contre laquelle il fallait s'élever avec vigueur, est-ce là encore la vocation de l'Epaulette, et ce ne sont
que deux faits qui me viennent à l'esprit mais qui s'ajoutent à une impression générale plutôt réservée et ont motivé ma décision. Je ne parle pas des orientations prises pour l'EMIA qui ne me semblent pas satisfaisantes et contre lesquelles je n'ai pas l'impression que des actions vigoureuses aient été conduites. Dans ces conditions, je me suis mis sur la touche et jedéciderai plus tard de ce que sera ma décision finale.
Ce qui est sûr en tout cas, c'est que notre association de camarades de la promotion Plateau des Glières est totalement indépendante de l'Epaulette et que s'il devait y avoir mélange des genres j'en quitterais immédiatement la présidence.
Je t'envoie ce mail de mon lieu de vacances ce qui explique que mes références aux numéros de l'Epaulette sont sans doute approximatives mais l'essentiel de ce qui a motivé ma décision m'est resté en mémoire.

Bonne vacances à toi et à ton épouse.

Daniel Uguen


C

La réponse de Alain Schantz au message de Raymond Kuntzmann en date du 7 juillet 2006


Cher Raymond,

Bien reçu ton courriel concernant L'Epaulette.

S'agissant des moyens financiers de l'association, je peux te certifier que le déménagement va certes réduire les coûts de fonctionnement, mais que les économies réalisées ne permettront pas de combler le passif qui s'accumule depuis plusieurs année.

(pour ton Info, nous étions plusieurs au siège à militer depuis 10 ans pour que cela soit fait rapidement...mais de "plus anciens" et qques jeunes estimaient qu'il n'y avait pas urgence.... )

D' où la nécessité d' augmenter les cotisations, mais ce n'est pas, tant s'en faut, la seule raison.

Je te rejoins sur l' échelonnement du montant de ces dernières en fonction du grade, proposition que j'ai faite au dernier CA. Mais un officier général (ancien de la DPMAT, spécialiste des affirmations gratuites et du "tout va bien") voulait me persuader que sa retraite et la mienne étaient équivalentes et donc, que cette question n'avait pas lieu d'être. Je reposerai la question au prochain CA qui, pour moi, sera le dernier (4 mandats consécutifs).

S'agissant de la revue 160 (parution en novembre), tu as mal lu. En effet ce numéro ne sera pas financé par la pub. La pub ne financera qu'une plaquette spéciale de 28 pages en décembre.

je te souhaite, ainsi qu'à ta famille, un très bel été. Bien cordialement.


D

Message de notre président le 21 juillet 2006 (voir "Infos Bureau)



E


Le 1°août 2006 (Alain Schantz)

La teneur du propos de notre président concernant l'Epaulette, que j'ai pu lire sur notre site, me surprend quelque peu.

La lettre du président de L’Epaulette que je vous ai communiquée n’avait d’autre but que de vous tenir informés des difficultés que rencontrait ladite association. J’avais d’ailleurs pris soin d’écrire dans mon « transmis » que chacun était libre d’en faire ce qu’il voulait.

Si nous sommes tous de la famille "Glières" nous n’en appartenons pas moins, qu’on le veuille ou non, à la famille plus large des officiers qui ne sont pas issus de Saint Cyr. Il me semblait donc tout a fait légitime, et cela me le semble encore, de transmettre les propos de son chef actuel.

Dans une famille, celle des "Glières" comme celle de "L’Epaulette", les liens entre ses membres sont souvent différents. Ils peuvent être très étroits ou distendus, permanents ou épisodiques, parfois indifférents. Cela est l’affaire de chacun, avec sa sensibilité propre, et toutes les attitudes sont respectables et n’ont pas à être jugées.

S’agissant maintenant de la réunion de famille du 30 septembre prochain, il ne me paraît pas convenable que le chef d’une des branches ne se rende pas à une réunion au cours de laquelle il est sensé représenter les siens. Il me semble, en effet, que sa participation peut être utilement mise à profit pour indiquer au chef de tribu les avis et doléances de tous ceux qu’il représente. En revanche, son absence sera traduite inévitablement comme une indifférence ou un désaveu collectif. Ce en quoi je ne me retrouve pas.

Ce n’est pas le président de l’ "association des officiers de la promotion Plateau des Glières" qui est invité, c’est le président de la promotion EMIA 69-70.

Bien cordialement.     Alain Schantz


F

Le 4 août 2006 (Daniel Vallet)

vallet.daniel
à raymond, Daniel, moi

4 août

Adhérent depuis Coët et toujours fidèle mais sans illusion sur la bonne utilisation de mes cotisations pas plus que sur celle de mes impôts ...

Toutefois il me paraît interessant qu'UGUEN se rende à cette invitation pour nous faire part des infos qu'il pourrait y obtenir et aux vues desquelles nous pourrions adopter une position plus ferme!

D'accord sur le principe?
A toi de voir Président!
Mais toujourrrrrrrrrrrrrrrrrrs fidèle à la Promo.
Amitiés.

VALLET.


G

Le 4 août 2006 (Pierre Piva)

H

Le 29 août 2006 (Jean-Pierre Renaud)
A propos de L'Epaulette



RENAUD jean-pierre 
à webmaster
  29 août
Je viens de lire les différents échanges de lettres entre les membres de
notre Association à propos de L'Epaulette. J'avoue que je suis presqu'en
accord avec tous et c'est bien embarassant. Je crois, en effet qu'il ne faut
pas confondre Promo EMIA et Promo Plateau des Glières. Que notre Président
ne veuille pas représenter officiellement notre Association à l'AG de
L'Epaulette, je le comprends mais je crois aussi qu'il est nécessaire
d'avoir une écoute à cette Assemblée. Alors comment faire? Ayons un
observateur et qu'il nous informe de ce qui aura été dit. Si cet obsevateur
veut prendre la parole lors de cette Assemblée qu'il la prenne : en son nom.
Plus on en sait, mieux on se porte. Imaginez, à titre d'exemple : que
lorsque j'étais officier adjoint en compagnie, je n'étais même pas au
courant de l'existence de la MICM (allocation d'aide au logement)! Il faut
le faire! Plus tard, autre exemple -cela détendra l'atmosphère- un adjudant
me fit comprendre que je payerais moins d'impôts en choisissant les frais
réels au lieu de la réduction automatique, je le fis et j'eus la belle
surprise de payer 1000 F de moins pour mes impôts! Bref, un observateur me
semble indispensable in situ. Après une démission de L'Epaulette, il y a de
très longues années et qui dura jusqu'à il y a deux ans, je me suis donc
réinscrit à l'association, un peu pour voir ce qui avait changé. Je n'ai pas
trouvé de profonds changements, malheureusement. Je pense, contrairement à
Uguen, qu'il est bon et nécessaire que les officiers soient informés -par
l'intermédiaire de la tribune libre de L'Epaulette- sur les grands problèmes
contemporains qui touchent notre Nation (l'islamisme et le terrorisme qui
lui est attaché (comme l'hindouisme d'ailleurs), nos engagements dans les
OPEX, l'origine des soulèvements des banlieues, etc...). La revue de
L'Epaulette comme toutes les revues prend la précaution de mentionner que la
responsabilité des textes est celle des auteurs. Libre à chacun de croire ce
qui est écrit, de commenter ou pas les textes.Dans cette tribune libre, je
regrette que rien ne soit écrit sur la place des officiers au sein de notre
société car c'est sous cet angle que nous pourrions, me semble-t-il,
influencer peut-être, les décideurs CIVILS. Mais sur quoi? Sur notre vie
quotidienne et sur notre destin, exceptionnel, d'être appelé à mourir pour
l'Etat...Voyez la différence entre le décès accidentel (accident de la
route) de 3 pompiers avec la présence du chef d'Etat, du ministre de
l'Intérieur, et les actions médiatiques...et la mort de nos soldats en
Afghanistan, 2 encore il y a 3 jours, au Nord-est cette fois.C'est par cette
voie que les CIVILS -encore faudrait-il qu'ils lisent L'Epaulette!- se
rendraient compte de la véritable place des militaires dans la société. Il
est vrai aussi que le montant des multiples cotisations finit par peser : je
le vois avec les 2 associations dont je m'occupe. J'ai fait passer récemment
une lettre aux nouveaux chefs de corps de l'Infanterie par l'intermédiaire
de mon président de l'AAMI. je vous la communiquerai peut-être, je
privilégiais l'émotion...Bonne fin de vacances à tous.

Jean-Pierre RENAUD

H

Le 14 septembre 2006 (Gérard Mandine)

Après avoir lu les différents courriers, je suis tout à fait d'accord avec la position de notre président. Néanmoins l'envoi d'un observateur volontaire le 30 septembre me semble suffisant et consensuel.

Cordialement

Gérard MANDINE



________________________________________________________________

Jean-Louis BEREIL :

 "Entre Amour et Colère"



 
 
 


de Gilles GAMBA


 si tu as 5 minutes tu peux aller consulter un blog que j'ai ouvert depuis peu,
 
 Je ne fais pas de politique ni la promotion d'un quelconque parti, mais j'ai découvert les blogs et c'est très amusant.



Clément CHARRUT : L'amère Patrie

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bonjour Jean,

(....), je faisais part de ma surprise concernant la position de Daniel Uguen, sans vouloir l'offenser, et rejoignais l'analyse d'Alain Schantz.

Daniel se considère comme le Président de l'association "Glières" et donc dispensé de répondre à l'invitation du Président de l'Epaulette à qui notre association n'est pas subordonnée or il semble que ce soit le Président de la promotion "Plateau des Glières" qui soit invité; dans la plupart des cas ces deux fonctions n'en font qu'une...affaire à clarifier.

Le vrai sujet semble être l'utilité d'une asso comme l'Epaulette; nous entrons donc dans le subjectif et le "politique", il peut y avoir débat.

Pour ma part, je pense qu'il nous est, en temps que promo de l'EMIA, difficile de nous démarquer des réflexions actuellement conduitent, donc des évolutions ultérieures, et de désespérer encore un peu plus les bonnes volontés qui tentent de faire évoluer une asso qui a, selon moi, son utilité (plus pour nous probablement c'est vrai...mais esprit de solidatité oblige). Il va de soi que ces relations doivent rester dans le cadre d'un "partenariat" entre deux assos indépendantes.

En effet, la vision ou les idées des promos me paraissent complémentaires de celles des hommes du systéme (correspondants de l'Epaulette) pour peu que le débat puisse s'instaurer en interne (thèmes et délais).

Comme le suggère Daniel, je pense qu'il faut trancher et décider collectivement, il est peut être un peu tard pour cette fois-ci, mais il y aura d'autres échéances. Si Daniel maintenait sa position, un "chargé de mission" pourrait-être désigné.

Très amicalement

pierre piva



Article envoyé par Alain Schantz


Lettre ouverte au futur Président de la République française

Madame, Monsieur,

Vous êtes candidate ou candidat à la Présidence de la République française, donc aux responsabilités de Chef des armées. C’est à ce titre que nous avons l’honneur de vous adresser cette lettre ouverte.

Le monde reste dangereux. Les attentats du 11septembre, les nombreux engagements opérationnels, comme la récente professionnalisation de nos armées, ne permettent plus d’appréhender les problèmes de défense à la manière du siècle précédent et de la « guerre froide ». La répartition de ressources naturelles désormais mesurées, comme la montée des ambitions, pour certaines nucléaires, de nouveaux acteurs sur la scène internationale, laissent à réfléchir. Les formes et les moyens d’agression se diversifient et se multiplient, la répartition et l’importance des puissances évoluent. Le rapport des forces se modifie au détriment de l’Europe, dont l’unité politique et l’accession à la puissance collective ne dépassent pas le stade d’une espérance lointaine ou du discours convenu. Force est de constater que la France voit s’éloigner une union européenne dans laquelle elle aurait occupé une position clé. Quant à l’appareil de défense de notre pays, il encaisse sans broncher, mais non sans conséquences, les multiples secousses que lui infligent des ressources contraintes.

Confronté à la situation difficile des finances publiques et à la recherche d’économies budgétaires consensuelles et électoralement bienvenues, vous allez être très classiquement orienté par vos conseillers vers la solution de facilité qui présente le budget de la défense comme une variable d’ajustement. Pour la justifier, vous serez tenté de mettre à profit un discours qui s’installe chez les comptables publics et une partie des experts en relations internationales.

Ce discours, qui se veut dominant, s’emploie à dénigrer le niveau de puissance de la France et à la faire entrer dans le rang. Il s’attache à démontrer que nous n’avons plus les moyens d’agir en fonction de nos seuls intérêts, sans l’autorisation formelle de la communauté internationale. Il laisse accroire le besoin indispensable du concours d’alliés multiples fournis par l’union européenne pour les opérations de maintien de la paix, ou dans le cadre de l’Otan pour les affaires plus sérieuses dont les Américains prendraient, de toute façon, la direction. Il met en avant le faux débat entre sécurité et défense. Il prétend que les solutions militaires ne sont plus adaptées aux problèmes de ce monde et que, s’il est nécessaire de maintenir un instrument militaire national, autant le faire en mutualisant ses ressources et son action. Il estime qu’en cas de menace jugée mortelle, le recours à la dissuasion nucléaire, maintenue a minima, devrait calmer les ardeurs belliqueuses de quelque « fou ». A défaut le « collectif » européen, mais surtout américain, pourrait supporter, pour sa plus grande part, les dures charges de la confrontation.

Cette analyse, minimaliste et sommaire, tend à prévaloir dans divers cercles. Elle offre, évidemment, de multiples avantages sur le plan domestique, dont le principal est celui des économies budgétaires. Elle dégage aussi quelques pièges mortels. A commencer par la perte de toute autonomie d’action. Puis, immanquablement, l’effacement progressif de nos armées dans l’exercice des rapports de force internationaux et même européens, toujours aussi rudes, en les poussant peu à peu dans le dénuement, les missions accessoires et la monoculture du soldat de la paix.

Cette pseudo ambition ne nous paraît pas digne des électrices et des électeurs dont vous allez briguer les suffrages, ni de la nation dont vous aspirez à guider les pas. Reporter sur d’autres le fardeau de la puissance militaire est une économie toujours dangereuse. Vouloir la « mutualisation » des moyens, voire des types de forces, reste une vue de l’esprit. Bref, cette euthanasie programmée vise à rayer notre pays du rang des puissances. Elle fait l’impasse sur les menaces, dont la nomenclature s’allonge et se diversifie. Son application constituerait surtout un signal fort et clair de désarmement pour une série de nations européennes déjà peu enclines à maintenir un effort raisonnable, et régulièrement tentées de s’en remettre entièrement à notre allié américain.

Heureusement, ce n’est pas la seule option qui s’offre à vous. Les ressources de la France, même momentanément réduites, autorisent certainement mieux qu’un refuge frileux dans un collectif aléatoire en matière de Défense. L’Europe, elle aussi, quels que soient sa forme et son contour ultérieurs, mérite mieux qu’une France désarmée. Et surtout, il en va de la cohérence de notre politique nationale. La puissance militaire, dans toutes ses composantes, reste un élément majeur de la capacité d’action d’une nation. Etre, comme la France, une puissance nucléaire et tenir un poste de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU imposent, par ailleurs, des moyens militaires cohérents avec nos ambitions politiques. Maintenir coûte que coûte cette cohérence sera de votre devoir.

Nos ambitions politiques doivent être adaptées à l’état du monde. Plus particulièrement aux menaces multiformes, à la typologie nouvelle des conflits, à notre place en Europe comme à la permanence de nos intérêts. Elles doivent s’appuyer sur une politique de défense renouvelée et publiée dans une refonte indispensable du Livre Blanc de 1994. A cette occasion, il vous faudra, tout en poursuivant et amplifiant les réels mais timides efforts entrepris, prendre un certain nombre de décisions dont aucune ne sera neutre en matière de capacités militaires. Il s’agira de préciser ce que vous entendez obtenir notamment dans les points-clés suivants : le contenu de la défense européenne au-delà des effets oratoires et des illusions, son placement par rapport à l’OTAN ; la pertinence de nos opérations extérieures en regard des moyens effectifs que nous leur accordons et de la clarté de leurs missions; l’évolution de la force nucléaire, de sa doctrine, de ses moyens et de son adaptation aux réalités européennes ; le degré de participation des armées à un éventuel service civil dont le coût ne saurait lui être imputé ; le périmètre de notre industrie de défense et de nos laboratoires de recherche, leur niveau de coopération et d’intégration dans l’Union Européenne. Sans oublier la condition militaire dont l’attrait reste le plus sûr garant d’un recrutement suffisant.

Enfin, dans un pays comme le nôtre, il ne devrait jamais être question d’effort budgétaire quand on évoque sa défense, car il s’agit simplement d’un devoir budgétaire.

Vous pouvez compter sur le sens du service et la disponibilité de la communauté militaire dans sa très large diversité pour vous aider dans votre lourde tâche. Elle sera, n’en doutez pas, très attentive aux propositions de celui ou de celle qui aspire aux responsabilités de chef des armées.

Dans l’attente de vous lire, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre très haute considération.

Le Club des Sentinelles de l’agora

Le club des « Sentinelles de l’agora » est une association de réflexion et d’action indépendante qui traite des questions de Défense. Ses membres, anciens officiers généraux et officiers supérieurs, s’emploient à sensibiliser et alerter les personnalités, les groupes d’influence et l’opinion publique sur les grands sujets touchant la Défense.

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A propos du film "Indigènes"
par Clément CHARRUT

à Jean BLANCHARD

Reprendre contact après 40 ans ne m'intéresse pas.

Aussi je demande à ce qu'aucun courrier ne me soit adressé.

Je ne répondrai à aucune lettre de relance

Cordialement.