Eloge funèbre du Colonel Daniel Planchette

Prononcé par Dominique Gros, Maire de Metz

Le 8 août 2019 à l'église du Saint-Sacrement de Metz Devant-les-Ponts



C'est le coeur serré que je prononce l'éloge funèbre de mon ami Daniel Planchette, en cette église de Devant-les-Ponts, mais c'est aussi avec fierté que je le fais car Daniel était une belle personne qui a ennobli la classe politique locale de son rayonnement personnel et enrichi la ville par son action.

Officier du Génie sorti du rang par son travail, ses mérites et ses états de service, c'est à trois reprises que Daniel Planchette sera en garnison à Metz.

Le Deuxième Génie sera bientôt sa deuxième famille et c'est tout naturellement qu'il posera son sac de jeune retraité, ici à Metz, tant cette ville sait se faire aimer, et des militaires en particulier !

Messin pour de bon, bien que toujours attaché à son Auvergne natale, Daniel s'investit dans la vie locale.

Habité de longue date par des idéaux de gauche, il s'engage au Parti Socialiste et devient un des rédacteurs du "Chardon", le journal local du PS, avec un tropisme particulier pour la défense des services publics.

Ses articles sont d'ailleurs à relire, ils n'ont pas pris une ride !

Dans la copropriété du Tignomont où il réside, il sera bientôt le Président et l'acteur de toutes les décisions, gagnant le respect et l'estime des habitants de Devant-les-Ponts, dont il deviendra à partir de 2001 le représentant au Conseil Municipal.

D'abord dans l'opposition, puis dans la majorité depuis 2008, Daniel siègera 18 ans à l'Hôtel de Ville. Dans cette assemblée, si frondeuse et si turbulente, ce fut une des rares voix à attirer spontanément silence, écoute et respect.

Féru d'histoire, il nous en a tous appris sur la bataille de Colombey, qui "de victoire s'est transformée en défaite", et sur les conséquences de la guerre de 70 et du Traité de Francfort sur notre chère ville de Metz.

Ce goût de l'histoire était conjugué à un amour sans retenue de la France, de la Patrie, au point de devenir un pilier dans l'espace local.

Inlassablement, au Souvenir Français, auprès des jeunes, lors des cérémonies patriotiques ou encore en donnant des conférences, il a cherché à resserrer le lien "Armée-Nation", qui est le ciment d'une République forte et capable d'agir par elle-même.

La fonction d'Adjoint au Maire chargé de la Défense et de la Mémoire a été créée pour lui et façonnée par lui, dans une ville dont la tradition militaire est séculaire.

A titre d'exemple, on lui doit largement le sauvetage du Fort de Queuleu de l'oubli et de la dégradation.

Avec obstination, il a fait le tour des acteurs pour obtenir un consensus autour de ce lieu de mémoire exceptionnel, et il a abouti.

Jamais fatigué, sa meilleure thérapie, quand déjà la maladie l'affaiblissait, était l'action.

"Plus j'en fais, mieux je me porte", me disait-il, alors que son visage était marqué par les traitements anticancéreux qu'il subissait.

Mon cher Daniel, tu as couru 70 marathons dans ta vie, et s'achève aujourd'hui ta dernière course. Tu as mené le bon combat.

Tous tes amis, tes connaissances, tes camarades, tes compagnons d'armes, le personnel de la Ville, te pleurent.

Tu as bien rempli ta vie au service de l'Intérêt général, et sans compter ta peine et ta fatigue. Sois-en remercié publiquement aujourd'hui et à travers moi, c'est toute la ville qui te remercie.

Et comme tu m'as confié plusieurs fois dans l'intimité de nos conversations que tu étais croyant, je me permets de te dire "A Dieu", au sens propre du terme et en deux mots. 

A Dieu, mon cher Daniel.





Chers Camarades,

 

Notre Camarade Planchette a eu droit ce matin, à une cérémonie grandiose dans cette belle église d'un quartier nord-est de la ville. Il y vivait, dans ce quartier populaire depuis plus de 25 ans, comme le racontait le Maire de Metz qui a rendu un éloge émouvant à "cet officier qui pendant plus de 20 ans s'est dépensé sans compter auprès des très nombreuses associations patriotiques de la commune et de ses environs". 

Sans compter de l'action que notre camarade menait auprès des jeunes dans le cadre scolaire, pour les informer sur l'Histoire militaire que la Lorraine avait connue depuis la défaite de notre armée à Sedan. Il en connaissait tous les détails. Je l'avais accompagné le 10 novembre dernier ou il remettait les prix à ces jeunes qui l'écoutaient presque religieusement quand il leur demandait de prendre la relève pour que nos citoyens n'oublient pas les sacrifices de tous ces soldats morts pour notre Patrie. 

Avec Joëlle Garrigues qui m'accompagnait, nous avons vu entrer dans l'église, 52 drapeaux de ces associations. Etaient aussi présents au représentés par leurs adjoints les principales autorités locales, le Gouverneur Militaire était là aussi.

Notre gerbe au nom de la Promo était bien en place avec plus d'une vingtaine autour du cercueil. Et c'est le fils de Daniel, Lieutenant dans le Réserve qui a retracé la vie de son père, peu connue du grand public... insistant sur le fait qu'il était un véritable Auvergnat, peu bavard et donc assez réservé sur sa vie familiale. Il ne m'avait jamais en effet présenté son épouse, et je ne sais pas si elle était présente à cette cérémonie. J’ai salué son fils à la sortie, au nom de notre Promotion.

 

Jean-Louis Béreil



Les remerciements de Madame MEURISSE

DRAGUIGNAN, le 8/7/2019


Monsieur,

J'ai beaucoup apprécié les mots que vous m'avez adressés à l'occasion du décès de Georges. En même temps je viens remercier toute la promotion du "Plateau des Glières" qui s'est associée à ce deuil. 

J'ai été très touchée par la présence de camarades de Promo dont Saint Pol qui a lu un texte écrit par le Général Neveu, retraçant brièvement sa vie et sa carrière. 

Un grand merci encore. Avec mes meilleures salutations.

C. Meurisse


(remerciements adressés à Daniel Uguen)


Éloge funèbre de Georges MEURISSE


Mon cher Georges, cher camarade de la promotion "Plateau des Glières",

Te voilà arrivé au bout du chemin et tu es parti rejoindre ceux que tu aimais et qui t'ont précédé dans le "Grand Ailleurs". Je pense à la mémère, à tes parents René et Antoinette, aux "Béberts" et à nos 40 camarades de promotion déjà décédés.

Tu viens au monde le 4 mars 1945, dans le petit village de NETTANCOURT, dans la Meuse. Tu grandis dans une ferme, entouré de l'amour et de la tendresse des tiens. Tu es le fruit d'un couple improbable puisque ta maman est exploitante agricole alors que ton papa est magistrat. Tu fréquentes les établissements scolaires mais lorsqu'il faut t'expatrier à la ville haute de BAR LE DUC pour poursuivre tes études, tu renâcles car tu préfères la liberté à l'enfermement du pensionnat.
Tu as 16 ans quand tu deviens l'adjoint du commis de la ferme. Tu gardes de ces années un attachement viscéral à ce pays gris et à ses habitants. Tu en garderas aussi la simplicité et le bon sens de ceux qui savent ce que nous tous nous devons à la nature. Tu garderas encore de cette terre labourée par les violents combats qui s'y sont déroulés durant deux guerres meurtrières, un attachement très fort à la patrie.

Ce n'est donc pas tout à fait un hasard si, à l'aube de tes 19 ans, tu t'engage dans l'armée sur les traces de ton grand père paternel, le général de division MEURISSE. Engagé pour trois ans, tu vas y rester 38 ans et gravir tous les échelons jusqu'au grade de colonel. Cette vie militaire t'auras passablement cabossé puisque tu seras victime de plusieurs accidents survenus en service. Ce qui te passionne c'est le travail intellectuel et l'amélioration de la technique des armes de l'artillerie. À le barbe des Russes et des Américains, tu découvres la "douille combustible" à l'occasion d'un stage pour valider ton diplôme d'ingénieur. La Société Nationale des Poudres et Explosifs te propose alors un salaire mirobolant car elle veut t'enrôler. Ta droiture, sans doute un héritage paternel, te conduit à refuser cette offre d'une vie plus facile. Ta formation, tu la dois à l'armée ; il n'est donc pas question de déserter en rase campagne et de partir sans payer. En 1990, tu rejoins la célébrissime école polytechnique sur le plateau de PALAISEAU,  en qualité de chef de corps. Ce sera le point d'orgue de ta carrière, car tu t'épanouis pleinement au milieu de ces joyaux d'intelligence qui t'ont donné le surnom de "Chuck" et auxquels tu inculques les qualités morales et humaines dont ils auront besoin pour conduire leurs entreprises et leur pays. L'affectation suivante à l'école d'artillerie de DRAGUIGNAN te paraît trop terne et tu quittes l'institution pour t'adonner à l'écriture et à la peinture.

Le 5 avril 1969, tu avais épousé Christiane, rencontrée à une fête de village dans le secteur de NETTANCOURT. Christiane te donneras deux beaux enfants, Virginie et Marc ainsi que quatre petits-enfants. Christiane et les enfants seront ainsi de toutes les aventures jusqu'à votre arrivée à DRAGUIGNAN. Et puis aux alentours de 2010, tu fais une mauvaise rencontre. Tu croises la route du général Parkinson... Celui-ci va t'imposer des années de souffrance dans une autre forme d'enfermement à la maison médicalisée de NANS LES PINS. C'est là que la promo, qui avait perdu ta trace depuis ton départ de FLAYOSC, te retrouve. Malheureusement ta maladie rend les échanges trop difficiles pour permettre de renouer des liens, après 20 ans de silence.

Avec Virginie et l'aide de tes soeurs, nous sommes parvenus à reconstituer l'histoire de ta vie. Ce projet te tenait à coeur, comme quelque chose que tu voulais transmettre à la jeune génération. La fidélité, c'est un attachement aux valeurs que nous avons reçues et que donc, nous avons à charge de transmettre. Nous sommes très heureux d'y avoir contribué et d'avoir ainsi participé à la réalisation de ton souhait et ainsi à ton bonheur.

Repose en paix, cher camarade, tu l'as bien mérité.



Éloge écrit par Hervé Neveu et lu par Pierre Saint Pol aux obsèques de Georges Meurisse

  




Condoléances à la promotion Campagne d'Italie

L'association des officiers de la promotion "Plateau des Glières" (EMIA 69/70) s'associe au sentiment de douleur et de grande tristesse de la promotion "Campagne d'Italie" et présente à tous ses membres ses plus sincères condoléances.

Elle éprouve une grande fierté en apprenant que le colonel Beltrame était des nôtres et s'enorgueillit que notre École ait produit des officiers d'une telle qualité.

Merci mon colonel. Votre courage et votre abnégation rejaillissent sur nous tous et nous rappelleront toujours à notre devoir sacré de dépassement de soi.

Daniel Uguen (Pdt Glières 69/70)


Message envoyé au président et au secrétaire de la promotion "Campagne d'Italie" le 28 mars 2018


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----- Mail transféré -----
De : Maurice Beaune <mauricebeaune@free.fr>
À : 
Envoyé le : Lundi 26 mars 2018 23h02
Objet : Nouvelles du général J. GOT au 26 mars

Bonsoir, 
Voici les nouvelles laissées cet après-midi sur mon répondeur par madame Got (que j'ai rappelée ensuite pour converser directement avec elle) :
"Allo, bonjour Maurice, c'est Danielle Got. 
Voilà, je voulais simplement, sans vous déranger, vous donner des nouvelles de Jean.

Depuis hier, ça va nettement mieux : il a repris ses esprits, il se soucie des choses habituelles, il parle normalement, il a pu s'entretenir avec ses enfants d'une façon tout à fait parfaite.
Mais malheureusement le traitement sous antibiotiques n'est pas terminé, il va encore rester quelques jours là à l'hôpital, et après on envisage un séjour dans une maison de réadaptation pour reprendre un peu de sport et se requinquer parce que l'hôpital c'est débilitant.
Voilà, je voulais simplement vous tenir au courant et vous dire encore merci pour l'attention que vous portez à mon époux. Et puis, vous êtes un peu le porte-parole de tout le monde; veuillez transmettre, en particulier à Claude Gradit, ces quelques informations. Voilà, je vous tiendrai toujours au courant de la suite des évènements...
Merci, Maurice et à plus tard !"
Amitiés
Maurice BEAUNE
mauricebeaune@free.fr
04 67 75 80 69
06 51 68 27 39


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Le CV de Jean-Paul Silvy rédigé par Hervé Neveu


Parcours de notre camarade Jean-Paul SILVY                

Notre camarade Jean Paul SILVY est né le 05 juin 1946. Il obtient son bac en juin 1963 et serait entré à l'école normale en septembre 1963. Il commence sa carrière militaire le 01 septembre 1964 comme appelé du contingent au  13éme RDP, selon Jean-Pierre ROUANET, son voisin de chambre à Coet et artilleur sol-air comme lui. Il "rempile" et décide de faire une carrière militaire. Il obtient le brevet parachutiste le 17 avril 1968.

A la sortie de l'EMIA, Jean Paul choisit l'artillerie sol-air. A la sortie de l'école d'application il est affecté au 402ème régiment d'artillerie à LAON (02). Il sera remplacé dans son poste deux ans plus tard, lorsqu'il entre à l'EOGN, par Jean Pierre ROUANET.

Il entre donc, sur concours, à l'école des officiers de gendarmerie  à MELUN le 12 septembre 1973 en même temps que notre camarade Daniel MARCHANDIN. A la sortie de l' EOGN il est affecté à l'escadron 2/16 de gendarmerie mobile en résidence à AURILLAC (Cantal).

Le 1° août 1978 il est affecté à la DGGN comme rédacteur au bureau "méthode informatique" et entame  une carrière à dominante technique. Il suit donc les stages "info 1" (1978/1979) et "info 2" (1985/1986). Il obtient le DT "mécanographie-ensembles électroniques" en 1980. D'octobre 1982 à juin 1983 il suit les cours de l'école supérieur de l'électronique de l'armée de terre à CESSON SEVIGNE.

De 1984 à 1987 il commande la compagnie de gendarmerie de COURBEVOIE (92) dans la petite couronne parisienne.

De 1987 à 1990 il est affecté à l'EOGN.

De 1990 à 1994 il est affecté dans les services administratifs et techniques de la région de gendarmerie d'Ile de France. Puis à la DPSD jusqu'à l'été 1999 où il rejoint l'état major de la région PACA à MARSEILLE en qualité de chef du bureau logistique. Il demande à faire valoir ses droits à pension de retraite à compter du 31 mai 2003 (limite d'âge de son grade) après 38 ans et 9 mois de service. Il prend un contrat de réserve opérationnelle pour une durée de 5 ans. Il sera promu colonel de réserve en 2007. Il renouvelle son contrat de réserviste et est radié pour limite d'âge en 2009.

Titulaire d'un DEA de gestion (1984), Jean Paul était décoré de la médaille de l'ONM (1987) et de la médaille de chevalier de la LH (2002).

Jean Paul était marié et papa de 2 enfants, 1 fille Bénédicte née en 1971, handicapée (tétraplégique) à la suite d'un accident de circulation (accident de scooter, semble t-il - elle était déjà en fauteuil roulant lorsque je l'avais revu lors d'un concert au quartier des Célestins entre 1996 et 1999) et 1 garçon Ludovic né en 1973 actuellement Mdl/Chef de gendarmerie à la brigade nautique de MARTIGUES et en cours de reconversion pour un emploi à la police municipale de MARTIGUES.

Il s'était retiré à CEYRESTE (13) dans la commune où semble t-il il était né.