Les remerciements de Madame MEURISSE

DRAGUIGNAN, le 8/7/2019


Monsieur,

J'ai beaucoup apprécié les mots que vous m'avez adressés à l'occasion du décès de Georges. En même temps je viens remercier toute la promotion du "Plateau des Glières" qui s'est associée à ce deuil. 

J'ai été très touchée par la présence de camarades de Promo dont Saint Pol qui a lu un texte écrit par le Général Neveu, retraçant brièvement sa vie et sa carrière. 

Un grand merci encore. Avec mes meilleures salutations.

C. Meurisse


(remerciements adressés à Daniel Uguen)


Éloge funèbre de Georges MEURISSE


Mon cher Georges, cher camarade de la promotion "Plateau des Glières",

Te voilà arrivé au bout du chemin et tu es parti rejoindre ceux que tu aimais et qui t'ont précédé dans le "Grand Ailleurs". Je pense à la mémère, à tes parents René et Antoinette, aux "Béberts" et à nos 40 camarades de promotion déjà décédés.

Tu viens au monde le 4 mars 1945, dans le petit village de NETTANCOURT, dans la Meuse. Tu grandis dans une ferme, entouré de l'amour et de la tendresse des tiens. Tu es le fruit d'un couple improbable puisque ta maman est exploitante agricole alors que ton papa est magistrat. Tu fréquentes les établissements scolaires mais lorsqu'il faut t'expatrier à la ville haute de BAR LE DUC pour poursuivre tes études, tu renâcles car tu préfères la liberté à l'enfermement du pensionnat.
Tu as 16 ans quand tu deviens l'adjoint du commis de la ferme. Tu gardes de ces années un attachement viscéral à ce pays gris et à ses habitants. Tu en garderas aussi la simplicité et le bon sens de ceux qui savent ce que nous tous nous devons à la nature. Tu garderas encore de cette terre labourée par les violents combats qui s'y sont déroulés durant deux guerres meurtrières, un attachement très fort à la patrie.

Ce n'est donc pas tout à fait un hasard si, à l'aube de tes 19 ans, tu t'engage dans l'armée sur les traces de ton grand père paternel, le général de division MEURISSE. Engagé pour trois ans, tu vas y rester 38 ans et gravir tous les échelons jusqu'au grade de colonel. Cette vie militaire t'auras passablement cabossé puisque tu seras victime de plusieurs accidents survenus en service. Ce qui te passionne c'est le travail intellectuel et l'amélioration de la technique des armes de l'artillerie. À le barbe des Russes et des Américains, tu découvres la "douille combustible" à l'occasion d'un stage pour valider ton diplôme d'ingénieur. La Société Nationale des Poudres et Explosifs te propose alors un salaire mirobolant car elle veut t'enrôler. Ta droiture, sans doute un héritage paternel, te conduit à refuser cette offre d'une vie plus facile. Ta formation, tu la dois à l'armée ; il n'est donc pas question de déserter en rase campagne et de partir sans payer. En 1990, tu rejoins la célébrissime école polytechnique sur le plateau de PALAISEAU,  en qualité de chef de corps. Ce sera le point d'orgue de ta carrière, car tu t'épanouis pleinement au milieu de ces joyaux d'intelligence qui t'ont donné le surnom de "Chuck" et auxquels tu inculques les qualités morales et humaines dont ils auront besoin pour conduire leurs entreprises et leur pays. L'affectation suivante à l'école d'artillerie de DRAGUIGNAN te paraît trop terne et tu quittes l'institution pour t'adonner à l'écriture et à la peinture.

Le 5 avril 1969, tu avais épousé Christiane, rencontrée à une fête de village dans le secteur de NETTANCOURT. Christiane te donneras deux beaux enfants, Virginie et Marc ainsi que quatre petits-enfants. Christiane et les enfants seront ainsi de toutes les aventures jusqu'à votre arrivée à DRAGUIGNAN. Et puis aux alentours de 2010, tu fais une mauvaise rencontre. Tu croises la route du général Parkinson... Celui-ci va t'imposer des années de souffrance dans une autre forme d'enfermement à la maison médicalisée de NANS LES PINS. C'est là que la promo, qui avait perdu ta trace depuis ton départ de FLAYOSC, te retrouve. Malheureusement ta maladie rend les échanges trop difficiles pour permettre de renouer des liens, après 20 ans de silence.

Avec Virginie et l'aide de tes soeurs, nous sommes parvenus à reconstituer l'histoire de ta vie. Ce projet te tenait à coeur, comme quelque chose que tu voulais transmettre à la jeune génération. La fidélité, c'est un attachement aux valeurs que nous avons reçues et que donc, nous avons à charge de transmettre. Nous sommes très heureux d'y avoir contribué et d'avoir ainsi participé à la réalisation de ton souhait et ainsi à ton bonheur.

Repose en paix, cher camarade, tu l'as bien mérité.



Éloge écrit par Hervé Neveu et lu par Pierre Saint Pol aux obsèques de Georges Meurisse

  




Condoléances à la promotion Campagne d'Italie

L'association des officiers de la promotion "Plateau des Glières" (EMIA 69/70) s'associe au sentiment de douleur et de grande tristesse de la promotion "Campagne d'Italie" et présente à tous ses membres ses plus sincères condoléances.

Elle éprouve une grande fierté en apprenant que le colonel Beltrame était des nôtres et s'enorgueillit que notre École ait produit des officiers d'une telle qualité.

Merci mon colonel. Votre courage et votre abnégation rejaillissent sur nous tous et nous rappelleront toujours à notre devoir sacré de dépassement de soi.

Daniel Uguen (Pdt Glières 69/70)


Message envoyé au président et au secrétaire de la promotion "Campagne d'Italie" le 28 mars 2018


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----- Mail transféré -----
De : Maurice Beaune <mauricebeaune@free.fr>
À : 
Envoyé le : Lundi 26 mars 2018 23h02
Objet : Nouvelles du général J. GOT au 26 mars

Bonsoir, 
Voici les nouvelles laissées cet après-midi sur mon répondeur par madame Got (que j'ai rappelée ensuite pour converser directement avec elle) :
"Allo, bonjour Maurice, c'est Danielle Got. 
Voilà, je voulais simplement, sans vous déranger, vous donner des nouvelles de Jean.

Depuis hier, ça va nettement mieux : il a repris ses esprits, il se soucie des choses habituelles, il parle normalement, il a pu s'entretenir avec ses enfants d'une façon tout à fait parfaite.
Mais malheureusement le traitement sous antibiotiques n'est pas terminé, il va encore rester quelques jours là à l'hôpital, et après on envisage un séjour dans une maison de réadaptation pour reprendre un peu de sport et se requinquer parce que l'hôpital c'est débilitant.
Voilà, je voulais simplement vous tenir au courant et vous dire encore merci pour l'attention que vous portez à mon époux. Et puis, vous êtes un peu le porte-parole de tout le monde; veuillez transmettre, en particulier à Claude Gradit, ces quelques informations. Voilà, je vous tiendrai toujours au courant de la suite des évènements...
Merci, Maurice et à plus tard !"
Amitiés
Maurice BEAUNE
mauricebeaune@free.fr
04 67 75 80 69
06 51 68 27 39


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Le CV de Jean-Paul Silvy rédigé par Hervé Neveu


Parcours de notre camarade Jean-Paul SILVY                

Notre camarade Jean Paul SILVY est né le 05 juin 1946. Il obtient son bac en juin 1963 et serait entré à l'école normale en septembre 1963. Il commence sa carrière militaire le 01 septembre 1964 comme appelé du contingent au  13éme RDP, selon Jean-Pierre ROUANET, son voisin de chambre à Coet et artilleur sol-air comme lui. Il "rempile" et décide de faire une carrière militaire. Il obtient le brevet parachutiste le 17 avril 1968.

A la sortie de l'EMIA, Jean Paul choisit l'artillerie sol-air. A la sortie de l'école d'application il est affecté au 402ème régiment d'artillerie à LAON (02). Il sera remplacé dans son poste deux ans plus tard, lorsqu'il entre à l'EOGN, par Jean Pierre ROUANET.

Il entre donc, sur concours, à l'école des officiers de gendarmerie  à MELUN le 12 septembre 1973 en même temps que notre camarade Daniel MARCHANDIN. A la sortie de l' EOGN il est affecté à l'escadron 2/16 de gendarmerie mobile en résidence à AURILLAC (Cantal).

Le 1° août 1978 il est affecté à la DGGN comme rédacteur au bureau "méthode informatique" et entame  une carrière à dominante technique. Il suit donc les stages "info 1" (1978/1979) et "info 2" (1985/1986). Il obtient le DT "mécanographie-ensembles électroniques" en 1980. D'octobre 1982 à juin 1983 il suit les cours de l'école supérieur de l'électronique de l'armée de terre à CESSON SEVIGNE.

De 1984 à 1987 il commande la compagnie de gendarmerie de COURBEVOIE (92) dans la petite couronne parisienne.

De 1987 à 1990 il est affecté à l'EOGN.

De 1990 à 1994 il est affecté dans les services administratifs et techniques de la région de gendarmerie d'Ile de France. Puis à la DPSD jusqu'à l'été 1999 où il rejoint l'état major de la région PACA à MARSEILLE en qualité de chef du bureau logistique. Il demande à faire valoir ses droits à pension de retraite à compter du 31 mai 2003 (limite d'âge de son grade) après 38 ans et 9 mois de service. Il prend un contrat de réserve opérationnelle pour une durée de 5 ans. Il sera promu colonel de réserve en 2007. Il renouvelle son contrat de réserviste et est radié pour limite d'âge en 2009.

Titulaire d'un DEA de gestion (1984), Jean Paul était décoré de la médaille de l'ONM (1987) et de la médaille de chevalier de la LH (2002).

Jean Paul était marié et papa de 2 enfants, 1 fille Bénédicte née en 1971, handicapée (tétraplégique) à la suite d'un accident de circulation (accident de scooter, semble t-il - elle était déjà en fauteuil roulant lorsque je l'avais revu lors d'un concert au quartier des Célestins entre 1996 et 1999) et 1 garçon Ludovic né en 1973 actuellement Mdl/Chef de gendarmerie à la brigade nautique de MARTIGUES et en cours de reconversion pour un emploi à la police municipale de MARTIGUES.

Il s'était retiré à CEYRESTE (13) dans la commune où semble t-il il était né.